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Episode XI - Accession au Net Zéro (2ème partie) Financements

Episode XI - Accession au Net Zéro   (2ème partie) Financements

Accession au Net Zéro de la France et de l'UE (2ème partie) Financements 

Ce projet européen du Net Zéro nécessite des sommes considérables provenant de la CE mais surtout prises sur le budget national, sur les entreprises, les banques et le consommateur d'énergie que nous sommes pour produire, nous déplacer, consommer...

Malgré la grande difficulté d'établir une liste exhaustive des financements, tant on en trouve de toutes parts, s'accumulant ou étant modifiés à la hausse avec le temps, nous présentons ce qui paraît être crédible pour donner un ordre de grandeur. Sans que l'on puisse vérifier si les sommes annoncées, sollicitées, sont véritablement versées par l'Europe ou la France.
Et qui plus est, du moins en France, dans le plus grand secret. En avons nous entendu parler pour le précédent budget ?
Non c'est une omerta totale sur cette tyrannie qui s'impose financièrement à chaque Français. 

Modes de financement de la transition énergétique (TE)

L'Etat français ne lésine pas dans son projet de TE en utilisant, outre les subventions, prêts avantageux des banques publiques, placements verts..., il a mis en place deux outils :

   - la Taxe Carbone (facultatif pour tous les pays de l'Union européenne)
Le consommateur est aussi invité à payer sa participation finale aux émissions à travers la Taxe Carbone (TC).
 
   - le Système d’Echange de Quotas d’Emission (SEQE)

Les industriels producteurs de CO2 sont associés à cet effort, à travers le Système d’Echange de Quotas d’Emission (SEQE) qui incite à investir pour réduire son empreinte carbone ou à payer.

Ces deux contraintes financières sont censées encourager la décarbonation.


   I La Taxe Carbone

La taxe carbone (TC) ou Contribution-Energie-Climat (CEC), trouve ses origines dans la taxe pigouvienne, en référence à l’économiste anglais Cecil Pigou (1877-1959), dont découle le principe de pollueur-payeur. À savoir qu’une taxe peut être appliquée à un produit dont la fabrication ou l’utilisation engendrent une externalité négative, une pollution ou un danger.
Les taxes sur le tabac, les alcools ou les boissons sucrées…en sont des exemples historiques comme la taxe sur le carbone issue de la combustion des énergies fossiles, prétendument GES. Elle se propose de faire payer le pollueur et en cela agir sur les choix de consommation et d’investissement.
 
Comme l’UE n’a pas imposé d’obligation, seuls - la France en tête, obligée en 2014 par J-M Ayrault - le Danemark, la Suède, la Finlande ont une TC, chacun à leur manière.
En 2025, selon les Comptes Mondiaux du Carbone... 44 pays dans le monde ont mis en place une TC ou un Système de Quota d’Echange de Carbone ou bien les deux, comme la France…évidemment.

https://www.i4ce.org/publication/comptes-mondiaux-carbone-2025-climat/

Ce qui signifie que nombre de pays, plus de 70% ! n'ont pas de TC comme les EU, la Russie, l'Inde, le Brésil.

La taxe carbone fixe le prix du CO2 sans préjuger des quantités émises, à la différence des quotas (voir infra) d’émission (bourse du carbone) qui à l’inverse, fixe les quantités et non les prix qui dépendent du marché.

La TC est prélevée en amont sur l'énergie primaire tirée de la consommation d'énergie fossiles - les EnR n'y sont pas soumises - et répercutée sur le prix de vente d’un produit ou d'un service relativement aux émissions de CO2 qui en sont issues.
Une augmentation progressive doit encourager la consommation dans le sens vertueux de la neutralité carbone.
Elle se rajoute à la Taxe Intérieure de Consommation des Produits Energétiques (TICPE), autres que le charbon et le gaz naturel, donc l'essence et le fuel.
Tout cela renchérit les énergies fossiles consommées par les Français ainsi que tous les biens et services qui en dépendent.

Les émissions relatives aux produits importés, surtout venant de Chine, sont prises en compte dans la fixation des quantités émises de CO2, donc du montant de la TC.

https://reseauactionclimat.org/wp-content/uploads/2017/04/Les-e%CC%81missions-importe%CC%81es-le-passager-clandestin-du-commerce-mondial-.pdf

Le prix de la tonne de CO2 émis est fixé par chaque Etat. Son but est de motiver les consommateurs à s’orienter vers des produits ou des services à faibles émissions ou s’il en est, à Zéro Émission prétendue.
Le prix de la tonne de CO2 pour évaluer la taxe carbone a été fixé en France à 7 € en 2014 pour atteindre 44,6 € en 2018, montant toujours en cours en 2025.
En Europe, en 2018 les cours varient entre 0,1 € Pologne et 118 € en Suède. Et dans le monde, en 2024, il atteint son maximum en Uruguay avec 160 USD.

Une TC de 30 €/t correspond à 0,08€/l d’essence et 0,09€/l pour le diesel.

La France est le premier pays au monde qui a connu en 2018 la révolte des Gilets Jaunes dont le mouvement nait d'une contestation de la hausse des carburants à cause de la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques (TICPE)

 II Le système d'échange de quotas d'émissions (SEQE)

    - Historique

En 2000 aux US, Maurice Strong et Al Gore, nomment Richard Sandor à la tête du Chicago Climate Exchange (CCX). Ce dernier est connu pour avoir envisager de faire payer pour les gaz responsables des pluies acides.

Cette structure privée requiert l'investissement de grandes entreprises et profite de l'aide d'un fonds d'investissement créé par Al Gore Generation Investment Management dont il est le Président.
Ce Hedge Fund collecte des capitaux pour subventionner les entreprises qui veulent lutter contre les GES. 
Il détient 10% de CCX et amène Goldman Sachs dans sa foulée à prendre aussi 10%, comme Rajenda Pachauri président du GIEC !
Grâce au protocole de Kyoto qui appelle l'économie à réduire les GES, ce beau monde envisage sur cet engagement pour le Climat, un retour d'investissement fructueux.
Pas de chance les EU de Georges W Bush ne ratifient pas cet accord !
Barack Obama va sauver la mise des réchauffistes, d'autant qu'antérieurement, jeune avocat, il a écrit les statuts de C

Le protocole de Kyoto pose les bases en 2005 d'un marché international du carbone pour aider les pays les plus industrialisés (38) à baisser leurs émissions grâce à un mécanisme d'échange entre pays avec attribution de quotas d'émission en fonction des objectifs de réduction. 
A Bruxelles, l'acronyme ETS est sur toutes les lèvres pour Emission Trading Système. Une manière pour l'Europe de s'adapter à ce marché international du Carbone et même d'en être, comme d'habitude dans ce domaine, la figure de proue.

En 2003, l’UE met en place un Système d’Echange aux enchères (ou alloués gratuitement) de Quotas d’Emission (SEQE) ou European Trading Système (ETS) qui repose sur le plafonnement et l’échange.
Ce marché doit être la pierre angulaire du respect des engagements de l’Accord de Paris en 2015 pour que chaque pays membre puisse réduire progressivement ses émissions en vue de la neutralité carbone de 2100.

À partir de 2005, les activités couvertes par cette législation s’adressent à l’industrie ayant recours à des énergies polluantes (raffineries, sidérurgie, ciment, chimie, verre, papier…), l’aviation au sein de l’UE, aux compagnies maritimes.
Le principe pollueur-payeur va s'incarner dans cette guerre au carbone qui représente en Europe10000 entreprises responsables de 40% des émissions des émissions brutes et 25% des émissions totales du pays 
Les secteurs économiques usant d'énergies décarbonées deviennent vertueuses et vont s'enrichir.
En 2027, le SEQE sera étendu au bâtiment et au transport routier. 

   - Fonctionnement

Les producteurs de CO2 sont associés à l'effort pour la TE, à travers le 
Système d’Echange de Quotas d’Emission (SEQE) qui incite à investir pour réduire son empreinte carbone ou à payer.

L’International Carbon Action (ICAP), le Partenariat International d'Action sur le Carbone, une plateforme Internationale de recherche fondée par l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts, contribue à la lutte contre le RC et à l'adaptation. Il a œuvré pour la mise en place du SEQE et pour accompagner les Etats dans son application.

https://icapcarbonaction.com/system/files/document/230324_ES_French.pdf

Selon Les Comptes Mondiaux du Carbone, (voir lien ci-dessus) publiés sur I4CE, le monde compte en 2025, 35 SEQE, couvrant 55% du PIB, 1/3 de la population mondiale et 17% des émissions.

En attribuant des droits d’émissions (quotas), on crée une ressource limitée ayant une valeur économique : le marché du carbone.
L’UE délivre chaque année une quantité de quotas gratuits qui se réduit de plus en plus.
Un quota constitue un droit à émettre (polluer) une tonne CO2 dont la valeur (différente de celle pour évaluer la Taxe Carbone) fluctue en fonction du marché et s'évalue autour de 65 €/t.
Les incertitudes géopolitiques et la tendance de certains pays (Italie, EU) à remettre en question leurs obligations vis à vis de l'Accord de Paris, sont des causes à la tendance baissière du prix des quotas.
Les exploitants des activités couvertes par la législation, ont un plafond d’émission à ne pas dépasser, avec l’alternative suivante :

      -Réduction des émissions et constitution d’un stock de quotas qui peuvent être revendus,

      -Achat de quotas aux enchères ou auprès de bourses du carbone comme l’Europeen Climate Exchange si impossibilité de réduire les émissions et donc selon le principe pollueur-payeur, de devoir payer.

L’entrepreneur doit évaluer le coût de ses investissements pour réduire ses émissions comparées à celui des quotas. Il n’y a pas de limite d’émission mais l’entreprise doit restituer chaque année autant de quotas émis, sous peine d’amende.
Des vérificateurs contrôlent les installations et la comptabilité des quotas, lesquels sont enregistrés dans le registre européen des GES.


Les revenus mondiaux de la tarification carbone ont générés en 2024, 103 Mds (30% pour la Taxe Carbone (TC) et 70% pour le Système d'Echange Quotas d'Emissions (SEQE).
60% de ces revenus sont attribués à l'atténuation et à l'adaptation au changement climatique.

Il faut ajouter à partir de 2026, toujours dans le plan ambitieux de la Neutralité Carbone du Pacte Vert européen, les recettes du Mécanisme d'Ajustement au Frontières (MACF) :  soumettre les produits importés à une tarification du carbone équivalente à celle appliquée aux mêmes produits fabriqués en UE. 

Toutes ces taxes, d'après les tenants de la révolution verte, sont des incitations pour orienter les Français vers des achats et une consommation décarbonés avec les maîtres-mots de la communication d'Etat et des industriels de EnR : sobriété, efficacité, renouvelable, nucléaire, biomasse...afin de se préparer à l'épuisement programmé des énergies fossiles...de la désindustrialisation et la baisse du PIB !

    - Les fraudes au SEQE

Nombre d'entreprises ont été tentées surtout au début, d'acheter des quotas pas chers de les garder puis de les revendre avec profit, sans toutefois investir pour faire baisser les émissions.
Les banques se sont engouffrées dans cette bulle, recrutant des traders, au vu de l'ampleur du business.
Selon Thomas Roulet, cité par Hacène Areski dans son ouvrage majeur

Climat, Mensonges et Propagandes Ed Th. Souccar (2010), 

Rhodia en investissant 14 M € dans ses usines de Corée du Sud et au Brésil, a obtenu en 2008, des crédits carbones dont la vente a rapporté 158 M €, soit 1/4 de son résultat d'exploitation.
H. Areski ne manque pas d'indiquer que le crime organisé s'est investi dans ce marché.

Interpol a révélé en 2009, une fraude majeure à la TVA liée aux crédits carbone de 5 Mds €.
Deux films se sont inspirés de cet arnaque :
      - Carbone d'Olivier Marchal (2017) 
      - D'argent et de Sang - La folle histoire des arnaqueurs au CO2 (2023) de Xavier Giannoli.

III Les flux financiers nécessaires à la Transition Ecologique (TE)

Les besoins pour le monde sont vertigineux et s'élèveraient à 6000 Mds/an, pour l'Europe à 1000 Mds/an et plus de 100 Mds/an (dont 40 venant de l'UE) pour la France.
En réalité, les financements réalisés en 2024 sont loin de ces objectifs, à peine 50% pour l'Europe.

Comme le rapporte JM Bonnamy, ce coût exorbitant, soit plus de 1300 € et plus par citoyen français et plus de 6000 € pour une famille de trois enfants, est « prélevé sur nos revenus et jeté à la mer de façon stupide »

Selon un article du canadien Robert Girouard, publié sur le site des climato-réalistes :

Plan climat 2040 - Une dérive de la Raison 

https://www.climato-realistes.fr/le-plan-climat-2040-une-derive-de-la-raison/

Il serait prévu de consacrer dans le monde, si on suit les recommandations écolo-rechauffistes, 21000 Mds - j'écris bien vingt et un mille milliards € - pour faire baisser les émissions ; lesquelles comme nous le savons ne baisseront pas à l'échelle mondiale. 
Cet objectif économiquement suicidaire ferait baisser selon R Girouard la température mondiale d'ici 2040, de 0°,02 C !

Le mille-feuille du financement de l'Europe et de la France repose sur l'engagement des Etats, du système bancaire et assurantiel voire de l'épargne des particuliers.
La plus grande pagaille règne sur Internet pour se faire une idée des sommes engagées.
Ce ne sont pas des millions d'€ mais des milliards (Mds) d'€, entre subventions, prêts et épargne pour la TE en Europe et en France.
Ci-dessous quelques sites dont sont extraits - sous toutes réserves - les engagements financiers indiqués ci-après.
Ces obligations de payer pour les émissions liées aux énergies fossiles – « les dépenses brunes » - dans le transport, le bâtiment, le transport... d'ici 2030, participent de la désindustrialisation de la France et du déclin de son PIB.

De plus ces dépenses sont totalement inefficaces, tout autant que les efforts de certains pays (Europe principalement) au regard de la majorité mondiale qui n’a cure (sauf parfois en apparence comme la Chine), des émissions.

https://www.rexecode.fr/competitivite-croissance/reperes-de-politique-economique/vers-une-simple-inflexion-des-emissions-mondiales-d-ici-2050

Les prévisions à la hausse (+ 10%/ 2025) des émissions  mondiales pour 2025 alarment les écolo-réchauffistes !

Financement de Europe 

https://reseauactionclimat.org/publications/

https://www.ecologie.gouv.fr/programme-europeen-financement-life

https://cor.europa.eu/fr/actualites/alerte-de-financement-green-deal-avril-2025
 

Selon les sources ci-dessus voici sous toutes réserves et malheureusement au risque d'être incomplet, l'engagement financier européen détaillé pour la transition énergétique et écologique :  

    - Fonds d'innovation pour la décarbonation de l'industrie 40 Mds d'ici 2030 ; 4 Mds en 2025 pour décarboner l'industrie lourde (aciéries, cimenteries, chimie...  

    - Fonds Social pour le Climat (FSC) financé par le SEQE : de 2026 à 2032 à hauteur de 90 Mds dont 4 Mds en 2025 pour l'Europe et 1,2 Mds pour la France.   

     - Horizon Europe2021 - 2027 : 95 Mds pour la Recherche et l'Innovation  

     - Programme pour l'Environnement et le Climat (PEAC) dénommé Programme Life :  2021 – 2027  
5 Mds pour des solutions innovantes pour le nature, la biodiversité, l'économie, adaptation, atténuation, transition...

   
    - Fonds pour la Transition Juste (FTJ) : 2021 - 2027 17 Mds pour la formation des acteurs de la TE     

   - Facilité de la Reprise et de la Résilience (FRR) de 700 Mds, adopté en 2022 visant a atténuer les effets de la crise du Covid pour les pays membres.  40% de prêts et 60% de subventions dont près de la moitié pour les actions climat. La France devrait bénéficier de 40 Mds.
     
     - Fonds Européen pour le Développement Rural (FEDA) 2021 - 2027 95 Mds pour soutenir les jeunes agriculteurs dans l'adaptation

     
    - Fonds Européen pour le Développement Régional (FEDR) 2021 - 2027 225 Mds pour aider les entreprises publiques et privées de l'UE pour décarboner. Par exemple : aire de covoiturage, stations vélos...

    - Mécanisme de l'Interconnexion Europe (MIE) ce fonds de 20 Mds s'adresse à la décarbonation de Transport : 12 Mds, l'Energie 6 Mds, le Numérique 2 Mds.

     -La Banque Européenne d'Investissement (BPI) devenue la Banque Européenne pour le Climat (BEC) ou Banque de la Décarbonation, est le premier prêteur mondial pour financer les projets bas-carbone, environnementaux et durables.
Les actionnaires sont France/Allemagne/Italie.
10 Mds ont été engagés en 2024 pour les investissements (public/privé) en faveur de la  croissance verte et l'innovation : 6 Mds pour EnR, 2 Mds  pour l'efficacité énergétique et 2 Mds pour la mobilité.

De 2024 à 2030, en partenariat avec l'ADEME, 35 Mds sont prévus pour 20000 entreprises  concernées par des projets de décarbonation dont principalement les EnR, le verdissement tout azimut, la rénovation énergétique, l'écoconsommation : eau, déchets..., la biodiversité.

En 2023, l'Europe récolte 43 Mds liés à la TC et au SEQE, sont répartis entre un fonds d'innovation et la redistribution aux Etats membres

Financement de la France  

1.Etat
Les sommes dévolues ou prêtées par l'Etat français pour financer la TE est de 100 Mds/an (dont 40 Mds provenant de l'Europe) et sont destinées à :
 
 1/3 pour la TE et numérique,
 1/3 pour la compétitivité et l'innovation
 1/3 pour la cohésion sociale.


https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/economie-verte/SPAFTE-2024.pdf
     
    - Caisse des Dépôts et Consignation, conseillée pour ses investissements (territoires, politiques sociales, participation stratégique...) par 14 CE : l'Institut Economique et Climat, organisme de recherche et de conseil à but non lucratif.
Elle œuvre de conserve avec BPI France et La Poste.
De 2024 à 2028 100 Mds seront engagés pour la rénovation énergétique des bâtiments, l'énergie et le transport.
     
    - Fonds Participatif pour la Finance Verte (FPFV) qui couvre les projets liés à la réduction des émissions, l'eau, la biodiversité...22 plateformes de crowdfunding     

    - Label Bas Carbone du ministère de la TE pour accompagner des projets de reboisement, de plantation, de rénovation de bâtiments...
       
    - Placements garantis par l'Etat en faveur de la TE, des EnR comme le Fonds Garantis pour les Energies Renouvelables (FGER)
     
    - Bonus Climatique offert par l'Etat pour des projets bas carbones.
     
    - Accompagnement des entreprises en faveur des investissements bas carbone non rentable : 8 Mds de subvention pour 2024
     
    - Prises de participation dans
85 entreprises par l'entremise de l'Agence des Participations d'Etat (APE) en validant les critères de Responsabilité Sociale et Sociétale (RSE) dont la rémunération des dirigeants.
L'Etat actionnaire respectant un Plan d'Achat Durable (PAD), s'est doté d'une doctrine obligeant les contrats publics à avoir un projet environnemental et social.
       
     - La Banque Publique d'Investissement France (BPI France) devenue la Banque Publique pour le Climat (BPC) en partenariat 50/50 avec la Caisse des Dépôts et des banques privées agit en collaboration étroite avec l'Agence Environnementale et de Maitrise de l'Energie (ADEM), porte un dialogue financier de « maturité climatique ».
De 2024 à 2030 ce sont 35 Mds dévolus à 20000 entreprises pour financer par des prêts verts la TE et particulièrement le développement des EnR.
A ce titre BPC lance en 2023 un Fonds de Garantie Electricité Renouvelable pour encourager les industriels ou les particuliers à souscrire des contrats d'approvisionnement à long terme en Electricité Renouvelable, les Corporate Power Agreement (CPPA).
       
     - Plan d'Investissement France 2030 décidé par Macron en 2023 : 54 Mds pour l'innovation (H2 vert), la TE, produire à l'horizon 2030 2 M de voitures électriques en France et le 1er avion bas-carbone !
Des investissements destinés pour moitié à des projets innovants de décarbonation dans les sites industriels les plus émetteur (électrolyse, fours électriques, captage et stockage du CO2...) et pour 1/2 aux 80 entreprises dans lesquelles l'état est actionnaire.

       - Emissions d'Obligations de Transition (OT) à destination des PME garanties par l'Etat sur 8 ans, distribuées jusqu'en 2029.
           .Obligations Vertes ou "Green Bond"
           .Obligations Vertes (OAT vertes) souveraines, assimilables au Trésor.  4 émissions depuis 2014 pour 75 Mds  

       - Bonus pour achat de voitures électriques dont le parc français est jugé trop faible : 1,2% des 35 M de voitures  
       - MaPrimeRenov pour l'amélioration écologique de l'habitat mobilise 5 Mds ; co-financée à hauteur de 0,7 Md par les revenus de la taxe carbone et le SEQE.
Elle finance à 35% les travaux de gain énergétique dans la limite de 25000 €.
Les ayants-droits peuvent profiter de l'EcoPTZ (à Taux Zéro).
Cet outil d'Etat d'aide à la TE, a été mal conçu sinon mal protégé des fraudeurs (voir supra Fraudes à MaPrimRénov) doit être fermé du 06 à 07 2025 pour reconsidérer le processus et les conditions des aides. 
       - L'ADEME propose des Fonds de Chaleur Renouvelable et des Fonds d'Economie Circulaire.

 2.Public/Privé
         
      - Le label Investissement Socialement Responsable (ISR) créé ben en 2016 permettant aux épargnants de choisir des supports financiers intégrant ces critères liés à la décarbonation au détriment d'autres supports centrés sur les énergies fossiles.

Fin 2024, 1274 fonds d'investissement labellisés ISR intègrent des critères Environnementaux Sociaux Gouvernance (ESG) comme GreenFin (106 fonds)  ou le Fonds Participatif pour la Croissance Verte (FPCV) qui offre 22 plateformes de crowfunding.
     
     - Participations de l'Etat dans 85 entreprises touchant l’énergie, l'industrie, transport, services, finance...à travers l'Agence des Participations d'Etat (APE). L'engagement de l'Etat valide la charte RSSE auprès d'entreprises phares comme Areva, EDF, Engie, Eramet, Orano, Fonds Stratégique d'Investissement (FSI)…

   3. Privé

Les banques privées ont l'obligation d'orienter leurs clients (au moins 10% de l'épargne, comme l'Assurance Vie par exemple), vers des projets ISR, GreenFin... et des supports pour du crédit ayant une affinité pour la TE
         
             - Prêts

La Fédération Française de Banque en 2024 destine 100 Mds pour les EnR, 470 Mds pour les crédits verts et durables (bâtiments, transports...) et une baisse des engagements pour les énergies fossiles.
              .Eco-PTZ taux zéro
              .Prêt Avance Rénovation taux zéro
              .Plan Avenir Climat (PAC) ouvert aux moins de 21 ans et dirigés vers des supports Verts.


Les entreprises doivent adhérer à un Eco-organisme auquel ils versent une Eco-contribution afin de gérer de façon bas carbone, la fin de vie des produits manufacturés. De 2022 à 2029, 6 Mds sont attendus        
       
          - Epargne
             .Livret A 
             .Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS),
             .Livret d'Epargne Populaire (LEP) .
Ces placements gérés pour le compte de l'Etat par la Caisse des Dépôts visent le bâtiment, l'eau et les EnR.


Les fournisseurs d'énergie proposent des Certificats d'Economie d'Energie pour financer des investissements bas carbones.

« Qui veut perdre des milliards 

En projetant de faire baisser les émissions de CO2, on ne joue pas à « qui veut gagner des Millions », mais à « qui veut perdre des milliards » auprès d'une Europe et par là même d'une France soumise au diktat « décroissantiste » idéologico-politiquement correct.

Avec ces dépenses considérables (aides, subventions, prêt à taux Zéro...), la France s'inscrit comme le laboratoire mondial de la résilience de son économie, au prétexte de satisfaire au mythe de la Neutralité Carbone en 2050. 
La décroissance qui se traduit par une délocalisation d’entreprises et une stagnation du PIB, conséquence malheureuse de cette politique mais parfaitement assumée par la gauche sans parler des milliers d’ONG œuvrant pour le Climat.

Pour conclure cet Episode sur la gabegie financière imposée par l’Accord de Paris,  Courrier international N° 1776 du 11 2024, publie une Infographie du projet de dépenses pour décarboner le monde titrée « Qui veut investir pour le Climat ? »

https://www.courrierinternational.com/grand-format/infographie-accroitre-les-financements-est-necessaire-pour-accelerer-l-action-climatique_224040

D'aucuns trouveront cette infographie amusante d'autres  dramatique concernant l'investissement mondial pour le climat d'ici 2035  : 9000 Mds sachant qu'en 2021 le monde a dépensé 1150 Mds.

On y lit aussi les besoins par secteurs économiques entre ceux envisagés d'ici 2035 et ceux dépensés en 2021.
Et au-dessous de chacun, l'atténuation des émissions en gigatonnes d'équivalent CO2 d'ici 2035, en regard de ces dépenses.

Bel ouvrage !

Concluons avec Churchill : « Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère. »

Prochain Episode XII La Guerre des Energies en Europe et en France

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À propos

Franck Dubourdieu

Œnologue-Consultant, critique indépendant, bloggeur

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R
Quelle gabégie ! C'est â hurler ! <br /> Désindustrialisation de la France, c'est le plan de Ma. Cron en tant que Global young leader pour le nouvel ordre mondial de ce sinistre schwab.Le grand reset est bien en marche <br /> Bises.<br /> Françoise
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