4 Mars 2026
La Lutte contre l'Ecologisme radical
La marche en avant du pouvoir écologiste se nourrit de celui qui fait progresser le réchauffisme depuis plus de trois décennies dans 195 pays du monde.
La lutte écologiste se confond avec la lutte contre le R C Anthropique (RCA) au point que ces deux totalitarismes se renforcent mutuellement et avancent de conserve, prônant les mêmes arguments déclinistes, si ce ne sont les mêmes utopies.
De grands scientifiques contestent la disparition de la biodiversité sous les coups de boutoir humains.
Le Ministère de l'Ecologie devenu (pour tout embrasser !) Ministère de la Transition Ecologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, dit et écrit le contraire ; tout comme le service public de l'audiovisuel, temple de l'Ecologisme.
Si l'on ne fait rien, la Terre deviendra invivable à cause de sa température tout autant que disparaitra la biodiversité, y compris l'homme qui pour ces radicaux, n'en est qu'un maillon.
A moins que les écolo-réchauffistes, à travers leur projets, soient plus forts que la Nature !
Devant ce totalitarisme contraignant, des hommes réfléchis, non idéologisés, dont de grands scientifiques de la biosphère, de son histoire, disent l'inverse. Ils contestent la venue d'une sixième extinction massive de la biodiversité, du moins sous les coups de boutoir humains.
La Vie est en perpétuelle évolution et si elle devait disparaître ou bien se reconstruire une sixième fois, il s'agirait globalement comme par le passé pour des causes naturelles.
Nous commencerons, comme pour le RC anthropique, par ceux qui y ont cru et qui devant les excès sinon les considérations scientifiques erronées, ont quitté la navire écologiste.
Puis nous aurons recours à des experts de l'Ecologie scientifique afin de pourfendre l'Ecologisme.
Les défroqués de l'Ecologisme
A l'instar, des défroqués du GIEC, nombre de journalistes, de scientifiques à l'origine membres actifs d'ONG environnementales ou de grands dirigeants d'entreprise, font machine arrière et quittent ces organismes devenus totalitaires.
Rappelons que l'Ecologisme dont nous avons retracé l'historique dans l'Episode précédent, est la forme radicale de l'Ecologie.
- Sylvie Brunel, professeur de géographie Paris Sorbonne, ancienne de Action contre la Faim, a connu la même avanie sur Wikipédia pour avoir émis des doutes sur la responsabilité de l'homme dans le R C.
- Stuart Kirk, directeur de l'investissement au sein de la banque HSBC, a été suspendu par son employeur pour avoir commis une conférence courageuse intitulée
"Pourquoi les investisseurs ne doivent pas s'inquiéter du risque climatique".
Il n'a pas nuancé son propos pour dénoncer le catastrophisme climatique et la gabegie financière contre les émissions.
- Zion Lights, journaliste anglaise et écrivain, spécialiste de l'énergie nucléaire, est une ancienne militante d'Extinction Rébellion, un groupe d'activistes écologiques dans plus de 50 pays. Elle avoue avoir été sous l'emprise d'une secte dont la communication est essentiellement tournée vers l'émotion et non la science. Elle quitte l'organisation en 2023 en déclarant
"ce n'est que de la com pour faire peur (millénarisme) !". En s'excusant d'avoir fait peur pour rien.
- David Malpass, président de la Banque mondiale est poussé vers la sortie pour avoir refusé d'adhérer au fameux consensus scientifique sur la responsabilité des émissions anthropiques dans le R C.
- Patrick Moore, consultant canadien, environnementaliste, cofondateur de Greenpeace, a vécu la dérive de son association vers l'émotion et l'idéologie. Il l'a quittée en 1986 et préside par deux fois CO2 Coalition, une association pour promouvoir l'utilisation du CO2. Il a commis un ouvrage très remarqué.
Confessions d'un repenti de Greenpeace, Ed. L'Artilleur (2020)
- Peter Ridd, expert en sédimentologie marine, licencié de la James Cook University of Queensland, pour avoir soutenu en 2018 que la barrière de corail australienne se portait bien. L'Université fut condamnée pour licenciement abusif.
- Carlo Ripa di Meana, 1929 - 2018, ministre italien de l'Environnement et commissaire européen pour l'Environnement, a participé dans les années 90 à l'adoption par la C E de la taxe carbone destinée à lutter contre le R C A. Au bout de quelques années, il a fini par s'opposer à la majorité des propositions dont il fut l'un des initiateurs. Il avoue
"qu'en Italie, une bonne partie de la communauté scientifique pense comme moi".
Les pourfendeurs de l'écologie radicale
- Bertrand Alliot, ingénieur-maître en gestion de l'environnement et auteur d'une thèse en science politique portant sur la crise écologique est l'auteur de
Une histoire naturelle de l'homme Ed. l'Artilleur (2020)
Comprendre l'incroyable Ecologie Ed. Salvator (2025).
Dans son dernier ouvrage, il donne sa vision de l'écologisme radical, dont il est en quelque sorte un repenti.
Il considère que la pensée écologiste politisée relève de l'idéologie affirmant que "l'humanité est au bord de l'effondrement" et qu'il faut sauver l'homme du désastre et cela au vu de l'urgence, doit être autoritaire.
Au lieu d'une Ecologie raisonnable pour réduire les pollutions et les nuisances du développement économique et prôner le maître mot : adaptation, elle préfère inoculer la peur au bon peuple.
"Pour certains, souffler sur les braises du catastrophisme est devenu vital".
L'écologie punitive trouve dans la lutte contre le RC anthropique, une courroie d'accélération inestimable.
"Il s'est formé un véritable syndicat d'intérêt : des ONG puissantes, des partis Verts renforcés, des vendeurs de bilan carbone - merci à JM Jancovici - des promoteurs des EnR dont les fameuses éoliennes"...
Ce qui a conduit la France, toujours leader dans ce domaine d'institutionnaliser l'écologie avec un Conseil de Défense Ecologique créé en 2019 par Macron sous la pression des écolo, pouvant à la demande, réunir les Ministres concernés...quasiment tous. Soit :
- Secrétariat Général à la Planification Ecologique, sous l'autorité du Premier Ministre afin d'accompagner la Transition Ecologique (TE) avec la plus grande efficacité.
Bertrand Alliot accuse la France de céder aux injonctions européennes à travers le Pacte Vert (Green Deal) européen né en 2019 afin que les pays membres s'engagent de conserve dans la TE, la fameuse décarbonation à l'horizon 2050 ; soit dépenser des Mds € afin "d'éviter l'apocalypse qui demeure hypothétique" alors que partout dans le monde les émissions de CO2 croissent.
A l'échelle mondiale, il constate
"une population qui augmente, la pauvreté qui diminue, le niveau de vie et l'espérance de vie qui progressent".
Il rejoint le concert de ceux qui demandent que les 100 Mds/an dévolus par la France à la TE soient attribués à des causes beaucoup plus sérieuses.
Accusé "d'écolo-traître" par le mouvement écologiste radical, il est le porte-parole de l'association "Action Ecologie"
https://actionecologie.org
- Pascal Bruckner, philosophe, essayiste, romancier,
Le Fanatisme de l'Apocalypse : Sauver la Terre, Punir l'Homme Grasset(2011)
"L'écologie est devenue une idéologie globale qui couvre l'intégralité de l'existence, les modes de production autant que les manières de vivre. On y retrouve tous les travers du marxisme appliqués à l'environnement : le scientisme omniprésent, les visions effroyables de la réalité, l'admonestation aux hommes coupables de ne pas comprendre ceux qui leur veulent du bien. Toutes les sottises du bolchévisme, du trotskisme, sont en quelque sorte reformulées au carré, au nom du salut de la planète. Tous ces auteurs, savants, rivalisent dans l'abominable, se réclament d'une hyper-lucidité : eux seuls voient juste quand les autres végètent dans les ténèbres d'où ils se réveilleront un jour, affolés. Eux seuls sont sortis de la caverne de l'ignorance où le troupeau humain piétine, sourd et aveugle aux évidences".
- Pierre Carle (ex-copropriétaire, dirigeant du Ch. Croque-Michotte Saint Emilion GC) produit d’excellents vins (rouges, blancs secs et liquoreux, AB) à Razac de Saussignac, 24240.
« Je connais bien la nature et les animaux et j'ai appris à les respecter dès mon entrée dans le scoutisme. J'ai fait de très nombreux camps avec couteau, hachette, scie, tarière et quelques allumettes. J'ai campé sur des dizaines de lieux sauvages, en été, comme en hiver, dans toute l'Europe, aux USA et à Madagascar. J'y ai vu une nature en perpétuelle évolution. Près de quarante années après la catastrophe de Tchernobyl, des scientifiques ont observé que, non seulement les animaux existent toujours, mais qu'ils se sont adaptés. La nature n'est pas figée, elle est mue par une intelligence pas du tout artificielle, mais nécessairement et évidemment bien naturelle, poursuit son évolution en intégrant les incidents internes et externes. Bien sûr, il n'est pas question de gâcher les ressources, de détruire. Nous devons être économes. Voilà pourquoi je pratique l'agriculture biologique depuis 26 ans, je roule au GPL, à l'éthanol, à l'électrique, je me chauffe au bois et je confie peu de déchets aux organismes de collecte. Écoutons tout le monde, mais faisons le tri entre les vrais scientifiques et les affairistes de la catastrophe qu'ils annoncent.
- Jean Philippe Feldman, directeur de recherche à l'IREF, agrégé de droit, Avocat à la Cour de Paris, auteur de
Exception Française. Histoire d'une Société bloquée de l'Ancien Régime à E Macron Ed. O Jacob (2020)
se penche sur...
Le radicalisme écologique dans les écoles de commerce : gros dégâts en vue - Contrepoints
Le sujet préoccupant de l'entrisme de l'Ecologie punitive dans les écoles de commerce dans l'article paru le 12/2025 dans Contrepoint (édité par l'IREF)
- Samuel Furfari, ingénieur-docteur, ancien conseiller à l'énergie pour la C E et enseignant à l'Université Libre de Bruxelles, - 36 ans au service de la CE - nous explique dans cet article...
https://www.climato-realistes.fr/le-scandale-du-greengate-revele-lendogamie-du-systeme/
... comment l'influence des écologistes est complexe, endogamique. Les ONG écologistes et leurs experts affidés, issus de plusieurs états membres, financent des études recommandant de verdir de plus en plus la législation européenne au détriment de considérations économiques et sociales relatives à l'industrie et à l'agriculture. Nous avons évoqué plus haut le scandale du Climategate avec la fraude scientifique de Mann & al., voici qu'est révélé le Greengate, "un système de lobbying financé par la C E pour influencer les votes des eurodéputés en faveur du Pacte Vert".
La dénonciation de ces dérives des institutions européennes depuis 20 ans, n'a que peu d'effet pour modifier la façon non démocratique dans l'élaboration de la législation européenne. Au contraire, ce mouvement antidémocratique, au motif de sauver la planète, voudrait attenter à nos libertés et criminaliser ceux qui n'oeuvrent pas pour le climat voire les mauvais élèves qui s'y opposent ouvertement !
A l'instar de l'Institut Rousseau, un laboratoire d'idées...à la Gauche de la Gauche, qui propose en 2023 de matérialiser "un délit de contradiction ou de minimisation de l'existence de la crise écologique, de son origine anthropique, dans l'espace public".
Ce délit pourrait relever de loi Gayssot sur le négationnisme de la Shoah ; rien moins que cela !
- Drieu Godefridi, juriste et Dr en philosophie (Paris IV- Sorbonne), fondateur de l'Institut Hayek et chef d'entreprise (Cogito), auteur remarqué (voir supra) pour son chef d'oeuvre :
Le GIEC est mort :Vive la Science ! Ed. Texquis (2010),
Il reprend sa plume talentueuse pour son opus référence sur l'écologie
L'Ecologisme - Nouveau Totalitarisme Ed. Texquis (2019)
Extraits pour entrer dans le vif du sujet :
"D'abord philosophie morale, l'écologisme se mua par la grâce du réchauffement climatique anthropique en théorie scientifique aux prétentions totalisantes : à la fois mondiales dans leur ambition et s'étendant à tous et chacun des gestes, activités et comportement de l'individu".
"Quand d'estimés penseurs écologistes exigent l'abolition de la démocratie et de la liberté pour le climat, quand ces penseurs expliquent doctement que le bien-être de la terre exige de réduire l'humanité au dixième, quand prend forme sous nos yeux une idéologie plus radicale dans ses prétentions humanicides qu'aucune de ses devancières..."
Il déclare aussi de façon cynique
"Si le CO2 est un problème, alors l'homme émetteur de 58 T équivalent CO2/an, est un problème" !
Si l'écologie est une science nouvelle qui s'intéresse aux rapports entre les êtres vivants, animaux et végétaux et à leur interaction avec la Nature, l'écologisme en est son pendant dévoyé par l'Idéologie voire la politique, revêtant ainsi les habits de la radicalité sinon du totalitarisme.
Il compare l'écologisme à un totalitarisme, tel le marxisme, sauf que ce dernier promet l'abondance par le collectivisme, alors les écolos chantent la restriction des ressources, la précarité, la décroissance.
"Le productivisme est étranger à l'écologisme, il lui est même antithétique, s'acharnant même à détruire les moyens de production (Sainte Soline...), à choisir la misère".
Le réchauffisme nait dans les années 1990 sur le terreau fertile de l'écologisme, prétendent chacun aux mêmes ambitions totalitaires. Ils se sont tous deux renforcés mondialement.
Drieu Godefridi, en remet une couche dans une nouvelle édition:
On vous trompe énormément : L’écologie politique est une mystification Ed Palingénésie (1) (2020)
Sous l'emprise d'une élite politique, médiatique, financière, juridique, n'assistons-nous pas à la mise en place d'un nouveau dispositif de contrôle social et à l'avènement d'une nouvelle dictature, écologiste ?
Libérale et judéo-chrétienne à ses origines dans les années 1950, inspirée par les idéaux de liberté, de progrès et de prospérité, l'Union Européenne a adhéré à l'écologie politique. Elle est même devenue « éco-centrique » en 2018 à la suite de la Conférence et de l'Accord de Paris sur le climat.
Le 4 mars 2020, la Commission Européenne a annoncé sa volonté d'inscrire la neutralité climatique à l'horizon 2050 dans la législation afin de rendre cet objectif contraignant pour tous.
Le GIEC (le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) ayant lui-même admis, dans son troisième rapport d'évaluation, que le climat est « imprédictible », ne faut-il pas voir dans le pacte vert pour l'Europe de la Commission européenne, une utopie, et dans son projet de le rendre contraignant, un coup d'état ?Comment en sommes-nous arrivés là ?
(1) Palingénésie (retour à la vie) est le nom d'un site créé et animé par le père de Drieu, Thierry Godefridi qui publie des articles de grande qualité sur la politique, l'économie, l'art de vivre...dont l'abonnement est gratuit et que je conseille vivement.
https://palingenesie.com/author/thierrygodefridi/
- Stephen Jay Gould (1941 - 2002), paléontologue américain, professeur de géologie et de l'histoire des sciences à Harvard, engagé politiquement, et opposé au créationnisme.
Ses travaux l'on conduit à reconsidérer les concepts darwiniens et à formuler la théorie des "équilibres ponctués" selon lesquels la biosphère évolue non graduellement mais brutalement avec l'apparition de nouvelles espèces.
L'équilibre ponctué Ed. Folio (2012)
Cette théorie apporte une nuance non négligeable, aujourd'hui admise, à celle de son confrère Darwin.
Auteur prolifique sur le sujet, il a rassemblé l'ensemble de ses thèses dans son ultime ouvrage
La Structure de la Théorie de l'Evolution Ed. Gallimard (2002)
Cet ouvrage réexamine plus largement le concept darwinien et élargit la théorie au delà de l'ouvrage précédent en introduisant le rôle du hasard (contingence).
- Jean de Kervasdoué, ingénieur agronome, économiste français, spécialiste de la santé, membre de l'Académie des technologies est l'auteur de
Les Ecolos nous Mentent - Le véritable état des lieux de la planète Ed. A Michel (2021)
Sont traités et remis à leur juste place, la pollution, les OGM, le diésel et l'eau dont les réserves souterraines de la France sont colossales (voir Henri Voron).
La Grande Mystification. Ecologie une Imposture qui ne dit pas son Nom Albin Michel (2024).
Avec "ce voyage hallucinant chez les Verts", l'auteur part en croisade contre les "décroissantistes", contre"cette idéologie mortifère pour nos sociétés occidentales qui s'est imposée dans les sphères politiques, médiatiques françaises et européennes au mépris des réalités scientifiques"
"L'entrisme écologique dans la haute administration (25000 fonctionnaires), explique comment l'appareil d'Etat a pu accoucher de dispositions aux conséquences économiques et sociales aussi délétères que le plan Zéro Artificialisation Nette des Sols (ZAN)...pour mettre fin à l'ère de la maison individuelle"..."le simple fait de solliciter un débat provoque une excommunication médiatique définitive"
Il rejoint dans la pensée critique des dérives écologiques, celle de Géraldine Woessner et Erwan Seznec dans
Les Illusionnistes chez Ed.Robert Laffont (2024)
- Christian Lévêque, docteur et académicien des sciences de l'Outre-Mer et de l'agriculture, face au catastrophisme écolo-réchauffiste ambiant ; il est l’auteur d'ouvrages majeurs :
Le double visage de la Biodiversité, la Nature n'est pas un Jardin d'Eden, Ed. l'Artilleur (2023)
La Biodiversité avec ou sans l'Homme Ed. Quae (2017)
"Réflexion d'un écologue sur la protection de la nature"
Que sais-je sur la Biodiversité Ed. PUF (1997)
Lire ci-dessous son interview :
"Il faut repenser la nature et l'écologie au-delà des mythes"
https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/il-faut-repenser-la-nature-et-lecologie-au-dela-des-mythes-c-leveque-entretien/
« Il n'existe pas de lois universelles en écologie : chaque écosystème a sa propre histoire, façonnée par le climat et (le cas échéant) par l'homme...une des composantes de la complexité...Les fossiles ont révélé une nature en perpétuelle évolution...Darwin a introduit la lutte pour l'existence, une nature dynamique, dans laquelle les espèces comme les systèmes écologiques, s'adaptent à des environnements changeants...L'écologie contemporaine reste influencée par l'idée d'une nature stable...dans laquelle l'homme est un intrus perturbant les équilibres naturels », contre lequel il faut lutter.
« La mère nature bienveillante, incarnée par Gaia...est une vision bucolique, une pure fiction »
L'histoire du vivant, donc de l'homme, relève d'une « lutte constante pour la survie face aux prédateurs, poisons, maladies (bactériennes, virales, parasites...), intempéries, changements climatiques »...
Le slogan "protéger la nature c'est protéger la santé » est de l'idéologie pure...
La nature est un système dynamique capable de s'ajuster aux changements...ce qui assure sa pérennité... « Pourquoi une nature aménagée aurait moins de valeur qu'une nature sauvage » ?...le bocage n'est-il pas apprécié par tous ».
L'auteur cite cette belle réflexion de la géographe Sylvie Brunel - doutant du RCA - on l'a vertement rappelée à l'ordre – « c'est la façon dont l'homme habite la terre qui l'a rendue si agréable à vivre ».
« N'oublions pas que la protection de la nature, en occultant qu'elle est aussi une menace, comme le font les ONG et scientifiques écologistes radicaux, est contradictoire avec le fait qu'il faut savoir se protéger d'elle », tel que les agriculteurs ont appris à le faire et tel que nous le faisons en randonnée.
Pour se convaincre encore plus de la résilience du monde vivant par l'entremise de l'évolution darwinienne, le texte suivant sur Brice Ménard et Nikita Shtarkman, est aussi original qu'éclairant.
- Bjorn Lomborg, statisticien danois, professeur, ancien directeur de l'Environmental Assessment Institute à Copenhague, ancien membre de Greenpeace, a acquis une renommée internationale avec son ouvrage
L'Ecologie Sceptique Ed. Le Cherche Midi (2004)
A l'heure où la controverse faisait rage, encore plus qu'aujourd'hui à cause des repentis (voir épisode IV), l'auteur dénonce, chiffres à l'appui, le discours alarmiste des radicaux. Pollution, déforestation, épuisement des ressources...il se veut optimiste et humaniste, vertus nécessaire à une politique environnementale raisonnable.
Voir son dernier ouvrage dans l'Episode IV
- Brice Ménard, physicien et Nikita Shtarkman, informaticien et graphiste, ont publié en 2024, dans le NY Times un inventaire mondial de la biosphère sous forme de bio-cubes. Ce qui est opportunément repris par Courrier International
Pour un total de 1100 Gt (1 Gt :1 million de tonnes) de biomasse, les plantes représentent 900 Gt, les bactéries 140, les champignons 24, les archées 14, les protistes 8, les animaux 4 dont les humains 0,12, les virus 0,2.
Ils comparent par ordre décroissant cet inventaire du vivant à la technomasse, 1300 Gt, les matériaux produits (par ordre décroissant de poids) par les hommes : béton, granulats, brique, asphalte, métaux, plastique.
Cette infographie permet de dimensionner les parties du vivant et constater que nous (les hommes et les animaux supérieurs) ne sommes pas grand-chose dans cette masse organique.
Même s'il faut déplorer tous les maux que l'humanité fait subir au monde vivant, faut-il s'inquiéter du nombre d'écosystèmes menacés et que des espèces disparaissent ?
- Benoit Rittaud, mathématicien, président de l'association des climato-réalistes, auteur remarqué (voir supra), écrit dans cet ouvrage
Mythes et Légendes Ecologistes Ed. L'Artilleur (2023)
...que Radio France a refusé d'inviter Vincent Courtillot, spécialiste du Soleil, membre de l'Académie et ses deux confrères, suite à 24 publications à comité de lecture de 2017 à 2023, afin qu'il puisse donner son point de vue à des millions d'auditeurs
"que les variations actuelles seraient liées avant tout aux interactions gravitationnelles entre la soleil et les principales planètes du système solaire".
Ce déni de R C anthropique, vaudra l'impitoyable censure totalitaire à nos valeureux académiciens, géophysiciens.
L'auteur cite aussi les exclusions ou les démissions de journalistes tels Laurent Cabrol, journaliste météo, Régis Crépet, météorologue à la Chaîne Météo.
Il rappelle comment le fameux consensus du GIEC, devient un consensus journalistique pour invoquer sans répit le R C A.
Le Covering Climate Now : une ONG qui fait la promotion du catastrophisme climatique irrigue de mauvaises nouvelles récurrentes sur notre planète, les grandes agences de presse mondiales. Telles Reuters, Bloomberg, AFP, auprès desquels s'instruisent les médias pour nourrir dans leurs colonnes, la question climatique, "de la météo, à la culture en passant par la finance".
Toujours bien sûr en référence à la science !
"Ce fanatisme journalistique appelle à la criminalisation des dissidents". D'où l'idée de légiférer pour punir le négationnisme climatique anthropique.
Encore une idée bienveillante française en faveur de la liberté de penser, de dire et d'écrire.
- Yves Roucaute, agrégé de philosophie et en sciences politiques, publie un ouvrage remarqué qui convoque les faits au tribunal du bon sens.
L'Obscurantisme Vert Ed.Cerf (2022),
"Avec humour, l'auteur démonte une par une les idées fausses.
Les cyclones, séismes et variations climatiques ? Pire hier qu'aujourd'hui.
Peut-on vivre en harmonie avec la nature sans la dominer ? Non.
Le CO2 ? Rien de diabolique.
L'éolien ? Beaucoup de vent pour rien.
Le nucléaire ? Une alternative.
Les produits bio ? Tous chimiques.
La " Transition écologique " ? Une chimère.
Le productivisme ? Une évidence.
Et la société de consommation ? Une espérance.
L'écologie ? Une écologie non punitive, alimentée par le savoir, tournée vers l'avenir.
Réaliste, la vraie écologie rappelle aux nations que puissance rime avec croissance et décroissance avec décadence.
Métaphysique, elle appelle à briser les spiritualismes d'occasion. Morale, elle remet l'humain au centre de l'Univers. Voici une ode à la créativité, à la liberté, à la vie, apte enfin, à réenchanter le monde".
- Philippe Verdier, présentateur météo sur France 2 de 2011 à 2015, licencié pour la parution de son ouvrage
Climat Investigation Ed. Ring (2015).
Alors que le service presse de la chaîne est associé à la diffusion du livre, l'auteur est subitement mis à pied pour "manquement au devoir de réserve et climato-scepticisme" .
- Pr Eric Verrecchia, géographe-physicien, géologue et spécialiste du carbone, de la faculté des géosciences et de l’environnement à l’Université de Lausanne jusqu’en 2020, déjà cité supra, dans sa vidéo
Des mensonges au Suicide ...car il n'y a aucune raison de s'inquiéter.
https://www.youtube.com/watch?v=X-faDQr2jXI
"Protéger la biodiversité c’est protéger l’homme". Ce slogan, lancé par les militants écologistes, n'est pas exempt de vérité. La question est de savoir jusqu'où et par quels moyens, doit-on protéger la Nature ?
D'après ce scientifique 99,9 % des espèces que la terre a connues, ont disparu.
Il appelle à la modestie, au recul suffisant par rapport au changement climatique.
"Avant même que l'homme n'advienne, la Nature s'avère le plus gros extincteur de la vie dans l'histoire de la terre. Il y a toujours eu disparition, création, adaptation du vivant ; la Nature n'est pas fixe. Nous sommes les hôtes d'un énorme microbiome géré par les microorganismes qui prolifèrent avec les cycles géologiques et les cycles perpétuels du carbone, de l'azote...".
La vie sur terre est une jungle.
Il se dresse violemment contre l'éco-anxiété et tout son narratif d'interdictions, y compris, un comble, celui de voir se développer les pays du tiers monde.
"Le CO2 est un moyen idéologique de faire peur, de désespérer la jeunesse".
Concernant les aléas climatiques provenant du dérèglement climatique,
"il n' y pas de preuves, que des hypothèses".
"Tout le monde a envie d'adhérer aux rapports du GIEC, cela fait des carrières, vous êtes cité. Les mauvaises nouvelles sont bonnes pour la finance : on passe du capital noir au capital vert !".
Ce même scientifique conseille la saine et revigorante lecture de Christian Lévêque (voir supra).
- Henri Voron, ingénieur agronome (Paris 1964), ingénieur en Chef du Génie Rural et Eaux et Forêts, a exercé en Afrique et aux Antilles.
Ses sujets de prédilection, déclinés ci-après, sont développés sur le site des climato-réalistes;
https://www.climato-realistes.fr/categorie/articles-par-auteur/francophone/henri-voron/
1/ L'hydraulique :
Il participe à de nombreux projets d'irrigation et d'adduction d'eau potable en Afrique et à l'approvisionnement en eau de la région lyonnaise. Il affirme que les nappes d’eau souterraines représentent une réserve estimée à 2000 milliards de m3, soit 4 années de pluviométrie totale sur l’Hexagone. L'abondance de la ressource devrait faire taire enfin, la triste chanson du « manque d’eau » totalement fausse sur le plan scientifique et technique ».
Il coécrit avec Jean de Kervasdoué
L’imposture hydraulique Ed. Plon (2012)
Pour abonder (!) son propos contre les climato-alarmistes, l'auteur se basant sur une analyse précise, écrit dans un article publié sur le site des Climato-réalistes :
La ressource en eaux souterraines est infinie en France.
https://www.climato-realistes.fr/les-eaux-souterraines-en-france/
"La planète ne manque pas d'eau et les disparitions mondiales de sa distribution sont moins accusées que dans les périodes de refroidissement, comme au cours du Petit Age Glaciaire (1350 - 1850)".
2/ Les ruminants
Dans un article très documenté, y compris la physiologie aussi complexe que remarquable des ruminants, il dénonce "la mouvance écologique contre les ruminants"
https://www.climato-realistes.fr/haro-sur-les-ruminants/
3/ Les agro-carburants qu'il voue à un bel avenir,
https://www.climato-realistes.fr/plaidoyer-pour-les-biocarburantses/
4/ Plaidoyer pour l'huile de palme
Un autre sujet dont cet agronome est aussi spécialiste.
Dans cet article documenté, il démonte tout ce que la sphère écolo nous a fait avaler (ou ne pas avaler !) - moi le beau premier - depuis des lustres contre cette graisse végétale qui finalement a plus de qualités que beaucoup d'autres utilisées sans vergogne.
5/ la Forêt Mondiale.
https://www.climato-realistes.fr/la-foret-mondiale-est-elle-menacee/
Selon la Food and Agriculture Organisation des Nations Unis (FAO), la forêt couvre 31% de la planète et les reboisements cumulés de 2024 compensent la totalité des déboisements de la planète. On est loin du discours des écolo comme quoi l'homme détruit la forêt.
6/ Les Bassines
Le drame de Sainte Soline en Charente Maritime est l'exemple notoire d'actions motivées par l'idéologie des "escrologistes" contre une adaptation des agriculteurs à la demande des marchés.
Il confine à une violence injustifiée, tel que l'écrit l'auteur dans un article savant :
file:///C:/Users/fdubo/AppData/Local/Microsoft/Windows/INetCache/Content.Outlook/78EZ019S/LES%20MEGABASSINES%20EN%20CHARENTE%20MARITIME%20MARS%2026%20sous%20pdf.pdf
(lien à mettre dans google)
Extrait : " En Charente Maritime les consommations actuelles des irrigants sont infimes, ne dépassant pas 120 millions de m3, par rapport aux ressources, comprises entre 3 et 4 milliards de m3 soit 2 à 3 % du disponible en eaux de surface, sans compter le milliard de m3 du flux dans les nappes, laissant intacte, en fin d’hiver, le stock d’eau dans les nappes, estimé à 20 milliards de m3.
Il y a donc une énorme marge pour le développement de l’irrigation, sans aucune contrainte liée à la ressource en eau".
Aménager des réserves d'eau relève d'une nécessité vitale imposée par le marché agricole mondialisé.
En l'occurrence, l'agriculteur à trois solutions :
- se plier à la demande mondiale (et profiter d'aides) pour cultiver des plantes hydrophiles comme le maïs (30% des surfaces irriguées), le soja, le riz, le tournesol, la pomme de terre et autres légumes.
- abandonner la dite "grande culture" pour faire des cultures de niche ou bien du Bio pour un marché local (plutôt le fait des enfants), ou enfin
- clore l'exploitation pour une retraite (?) anticipée, si ce n'est un exode vers la ville.
L'immixtion de ces hordes d'"escrologistes" décérébrés pour saccager les systèmes d'adaptation vitale des agriculteurs en difficulté, est une honte qu'il serait temps de sanctionner très fortement si la France est encore fière de ses paysans
La loi antiécologique Duplond
Alors que l'on se bat depuis bientôt un siècle contre la chimie de synthèse pour produire ce que nous mangeons mais aussi pour protéger les agriculteurs et les riverains des conséquences graves pour la santé, la loi de ce sénateur, Laurent Duplomb, agriculteur, LR, fait un énorme pas en arrière.
Cette loi soutenue par la FNSEA (80% des agriculteurs) lève les contraintes exercées sur l'utilisation de certains pesticides de synthèse et s'accompagne d'autres reculades en faveur de la malbouffe comme autoriser les élevages intensifs...
Comme d'habitude le gouvernement Macron fait tout et son contraire et en l'occurrence, au point qu'en France la Biodiversité ait du plomb dans l'aile !
Il s'agit de protéger ceux, souvent trop âgés, qui ne savent pas s'adapter et qui vont à nouveau pouvoir utiliser les néonicinoïdes, ces "fameux" tueurs d'abeilles. Et en particulier, goutte qui fait déborder le pulvérisateur, ré-autoriser jusqu'en 2033, l'acétamipride, un insecticide utilisé contre le jaunissement de la betterave sucrière, la noisette, le kiwi, la pomme de terre...
Pour contrer cette loi, vient d'être signée à Bordeaux, une convention entre l'Office Français de la Biodiversité (OFB) et l'Association des Réserves Naturelles de France (ANRF). Ce qui donne l'occasion à d'autres officines, parfois méconnues, de s'associer contre ce camouflet biodiversitère : le Conservatoire du Littoral (CL), la Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DEAL), l'Association des Prés-Salés (Arpège)...
Citons aussi l'engagement citoyen d'une pétition contre la loi Duplomb sur le site de l'Assemblée Nationale qui fin juillet 2025, réunit 1,5 M de signatures.
Quand on se souvient que les écolo et autres défenseurs des abeilles, ont mis plus de 10 ans pour écarter les néonicoïdes, cette loi a de quoi à réveiller les consciences sinon les colères. A part certains betteraviers qui n'ont pas su ou voulu prendre le virage Bio ou ceux qui cultivent des plantes hydrophiles (maïs, soja...), les consommateurs ne peuvent qu'être contre cette loi répondant néanmoins à un électorat agricole conventionnel (80%). Elle ne va pas dans le sens d'une nourriture meilleure, plus saine et évidemment ne protège pas les utilisateurs de ces molécules de synthèse mortifères, ni les riverains des cultures.
Un argument de taille en faveur de la loi Duplomb, vient néanmoins de l'Europe qui ayant du mal à harmoniser les législations des 27, fait que la majorité des pays n'ont pas voté l'interdiction de ces tueurs d'abeille. L'interdiction chez nous, crée donc un énorme handicap commercial, vis à vis de la concurrence européenne.
Vive l'Europe !
L'écologisme et la biodiversité
De longue date le sujet de la biodiversité, de sa disparition à cause des activités humaines, est la grande préoccupation des activistes écologistes.
Plus récemment, ce combat pour une Nature qui disparait par notre faute, s'est trouvé renforcé par celui contre le RC anthropique. Nous sommes donc doublement coupables de « destruction massive » de la Biodiversité et du réchauffement de la planète.
Alors que la diversité de la Nature est connue et exploitée depuis la nuit des temps, elle est devenue un concept par le grâce d'une Convention signée en 1992 lors du sommet de la Terre à Rio. Un appel mondial à la préservation du vivant pour réguler sinon s'opposer aux actions nuisibles des hommes.
A savoir :
- l'artificialisation du milieu naturel (villes, routes...) ;
- pollution chimique du sol (pesticides de synthèse, engrais chimique...), de l'eau (plastique et micropolluants : solvants, détergents, médicaments, pesticides...déchets industriels) et
- de l'air, surtout celui des villes (NO2,O3, SO2...) ;
- surexploitation des terres et de la mer (pêche)... et évidemment le changement climatique.
Toutes causes, à part cette dernière, pouvant être à déplorer et que l'écologie responsable et non punitive, s'attache à évaluer pour le cas échéant y remédier par un juste équilibre entre l'abandon (ne rien faire) et la radicalité.
Pour conclure sur la biodiversité, sujet fortement débattu, il n'est pas question de faire n'importe quoi et surtout d'utiliser la chimie mortifère en agriculture. Les producteurs AB, autour de 10% en agriculture et 21% en viticulture/arboriculture, qui donnent l'exemple d'une préservation de la Biodiversité, sont en léger recul et ce n'est pas la loi Duplond qui va encourager les jeunes à adopter la culture AB.
La survie des espèces relève de l’adaptation comme l'explique si bien le Pr Eric Verrecchia (voir supra)
Si l’une d’entre elles est en déclin, un rapace par exemple, sa protection par les écologistes ne fera que reculer sa disparition. Puis une nouvelle espèce qui était contrainte, prendra sa place.
Ainsi va la Vie, le cycle de la Vie !
Prochain Episode : IX La Neutralité Carbone
Les Emissions
Œnologue-Consultant, critique indépendant, bloggeur
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