15 Décembre 2025
Un additif vient d'être introduit à la fin de l'Episode II
Du Climat, du Feu et de l'évolution du genre Homo
Episode III
Ce nouvel épisode s'intéresse aux origines du GIEC, à son fonctionnement mondial autant qu'aux ambiguïtés de sa mission, si ce n'est qu'aux divers scandales qui condamnent sa probité scientifique. Et à la France, relai exemplaire, meilleure élève européenne (donc du monde) pour réduire ses émissions.
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Les tribulations du GIEC
Aux origines
Résumons la folle histoire réchauffiste du GIEC selon Hacène Arezki dans Climat Mensonges et Propagande Ed.Thierry Souccar (2010), un des ouvrages les plus documenté sur la génèse de cet organe onusien du Climat.
- La NASA publie dans la revue Science en 1971, un article qui prédit un nouvel âge glaciaire à cause de la pollution par les aérosols qui réfléchissent les rayons Infra Rouges (IR) du soleil.
- Paul Ehrlich, biologiste, démographe, Professeur à Stanford, publie
The Population Bomb Ed.Fayard (1972), un succès de librairie (2 M(million) ex.). Il annonce une explosion démographique qui conduira à une famine inévitable dans les années 1980.
- Lowell Ponte, en1976 avec The Cooling sous-titré Le prochain âge de glace, écrit que l'homme et la pollution atmosphérique qu'il administre à la Nature par son industrie, provoque par une réduction de l'insolation, un refroidissement dramatique ; à moins que ce ne soit des variations naturelles.
L'Académie des Sciences US met en garde contre cet emballement médiatique refroidissant, arguant que les climats de la terre ont toujours changé et qu'ils continueront de le faire à l'avenir. Le consensus n'a pas plus existé à l'époque qu'aujourd'hui avec les déclarations du GIEC.
- Maurice Strong, figure historique du mouvement environnementaliste, se voit confier par l'ONU au cours du 1er Sommet de la Terre à Stockholm en 1972, la direction du Programme des Nations Unis pour l'Environnement (PNUE). Il sera à l'initiative du fameux rapport Brundtland (voir infra) qui accuse vertement les Gaz Effet de Serre (GES) et convainc le G7 que la terre brûle.
A partir de 1979, à l'initiative de l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), sont organisées des conférences pour réfléchir sur le Réchauffement Climatique anthropique (RCA).
- James Hansen ancien membre de la NASA accompagné de sept chercheurs du Goddard Institute qu'il dirige, publient dans Science un article sur l'impact du CO2 sur la température moyenne de la terre. Lequel est repris par le New York Times du 06 1988 en première page et fait grande sensation.
Les preuves semblent suffisantes pour alarmer le monde et les avertissements répétés de James Hansen d'un réchauffement global, commencent à trouver un certain écho.
Devant les incertitudes de ces révélations, on en appelle au développement de modèles informatiques pour améliorer la connaissance et l'avenir climatique. Néanmoins, à cette époque, les appels à la réduction des émissions restent lettre morte.
Le terrible épisode de froid de l'hiver 1988 qui fait 400 morts à New York, ralentit les avancées réchauffistes. Mais durant le printemps 1988, les Etats de la Corn Belt (centre Nord des EU), subissent une sécheresse historique, rappelant le Dust Bowl des années 1930, qui sera suivi d'une canicule printanière.
James Hansen affirme la même année dans la foulée, devant le Sénat - avec un degré de confiance de 99% ! - que si on n'arrête pas les émissions anthropiques, les vagues de chaleur deviendront plus nombreuses autant que les phénomènes météorologiques extrêmes.
Coïncidence ! l'été 1988 tuera aux EU entre 5000 et 10000 personnes tandis que la sécheresse provoquera 40 Mds (milliards) dollars de dégâts.
Cette même année, l'OMM et le Programme des Nations Unis (PNU), se voit confier par le G7, et plus précisément Margaret Thatcher, très écologiste et Ronald Reagan, la création du GIEC
Le rapport Brundtland
L'ONU nomme en 1983 une socialiste scandinave, Mme Gro Harlem Brundtland, à la tête de la Commission Mondiale de l'Environnement et du Développement (CMED) qui regroupe des membres politiques socialistes de différents pays épousant l’idée novatrice du développement durable.
Elle porte en elle « une méfiance, voire une hostilité, envers la liberté de marché et l’entreprise privée » tel que le souligne Samuel Furfari dans son opus La vérité sur les COP - Trente ans d’illusions 2025 l’Artilleur. (voir infra)
Mme Brundtland produit en 1987 le fameux rapport Brundtland - Notre Avenir à Tous de 400 p.. Il promet la planification à long terme, la coordination intergouvernementale et la création d’institutions de suivi, au détriment de la flexibilité et de la réactivité du marché.
Cette philosophie politique anticapitaliste sera le moteur des fondateurs et des acteurs du GIEC. Ce rapport qui en 1988 introduit au Sénat, l'idée du danger du Réchauffement Climatique Anthropique (RCA), est couronné par la couverture du Newsweek Magazine montrant la terre en feu avec le sous-titre "Tous les scientifiques sont d'accord ".
En 1988, devant l'affirmation généralisée de l'impact réchauffant des émissions anthropiques, l'OMM et le Programme des Nations Unis (PNU), se voit confier par le G7, et plus précisément par Margaret Thatcher, très écologiste et Ronald Reagan, le projet d'imaginer une structure mondiale en faveur du Climat.
Cette volonté politique autant que la médiatisation du RCA, ouvre un boulevard dégagé à l'ONU pour mettre en place cette nouvelle gouvernance pour le Climat mondial : le GIEC.
Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat,
Curieux objet politico-scientifique, puisque l'ONU aurait pu faire appel au Conseil des Unions Scientifiques qui pouvait réunir les compétences internationales indépendantes sur le sujet du climat. Peu importe.
Ce nouvel organisme d'envergure mondiale se trouve enhardi par l'alliance Maurice Strong - Al Gore qui fut d'une rare efficacité.
Le premier comme homme de réseaux internationaux et le second avec ses ouvrages, ses nombreuses conférences entre 2006 et 2010 au côté de ses amis militants. Pour chacune de ses prestations Al Gore demande 200000 dollars !
Le point d'orgue de ce mouvement réchauffiste de grande ampleur, réside dans le docu-fiction, Une Vérité qui Dérange, produit par Al Gore pour sensibiliser le public à la cause.
Le monde industriel américain est conquis et se rallie à l'économie Verte, ce qui fait la fortune de l'homme politique. Rappelons que ce duo est aidé par l'historique et infatigable James Hansen.
Lorsque l'administration Clinton-Gore remporte les élections en 1992, le financement du Climat est multiplié par 15. Nombre de scientifiques comprennent alors que la culpabilisation du CO2 est une pierre de salut pour leur carrière. D'autant que le succès du moins au départ, des travaux frauduleux de Mann & a. démontrant à travers la fameuse crosse de hockey que la période chaude du Moyen Age n'a pas existé, stimule tous les investissements dans la recherche pour se protéger des conséquences de la croissance du CO2 anthropique.
En 1990, lors du Sommet de Rio, est signée par 154 pays la Convention Cadre des Nations Unis sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Cinquante d'entre eux la ratifient, s'obligeant ainsi à faire un état des lieux annuels des émissions anthropiques autant que des moyens engagés pour les réduire.
Ce qui ouvre à la création du GIEC sous les meilleurs auspices
Les rapports du GIEC
Le GIEC n'a pas une mission de recherche sur le climat mais seulement celle de rapporter aux institutions politiques du monde, l'état des connaissances sur le changement climatique en cours. En cela il est aidé par les Ministères requis des 195 pays membres.
Ainsi a-t-il produit jusqu'à ce jour, 6 rapports :
AR1 en 1990
AR2 en 1995
AR3 en 2001
AR4 en 2007
AR5 en 2014
AR6 en 2023
La publication de chaque rapport se décline en trois sous-rapports distincts
I Le rapport d'évaluation est le reflet de trois groupes de travail aboutissant à trois volumes de 800 p. (W G I, II, III), voire plus pour le groupe I, soit près de 2500 p.
- Groupe I Principes physiques et Ecologiques du changement climatique
- Groupe II Impacts, vulnérabilité et adaptation
- Groupe III Les moyens d'atténuation
II Le rapport de synthèse d'une centaine de pages qui résume cette énorme masse d'informations adressé à la demande.
III Le rapport aux décideurs (RID), d'une vingtaine de pages soulignant les biais importants pour les politiques.
La décision de fournir un nouveau rapport est prise au cours de l'assemblée plénière annuelle du GIEC réunissant des représentants des pays membres, des organes de recherche compétents de différents pays...
A cette occasion, les nouveaux membres du bureau sont élus pour le temps que dure l'établissement de ce nouveau rapport.
Notion capitale : les auteurs chargés de la rédaction des rapports sont des scientifiques nommés par les gouvernements issus d'horizons divers : chercheurs, entreprises, associations de défense de l'environnement ou autres ONG... L'expression à en croire le GIEC, des plus grands spécialistes mondiaux du climat.
Ce que réfutent nombre de climatologues ayant été invités à la relecture des rapports (reviewer) mais ayant démissionné (voir infra), pour ne pas avoir pu critiquer nombre d'affirmations erronées mais répondant parfaitement à l'hypothèse du RCA. A savoir que la majorité des membres dirigeants du GIEC, ne sont pas des scientifiques.
Le prix Nobel de la Paix
Une promotion inattendue en 2007, vient sacraliser cet organisme onusien et son mentor Al Gore, de la plus belle reconnaissance : le prix Nobel de la Paix ! Pour le Comité du Nobel, les rapports du GIEC depuis 1990 "ont créé un consensus sur le lien entre l'activité humaine et le réchauffement climatique".
Quel plus bel hommage pour comprendre la manière planétaire dont le GIEC va assoir sa popularité autant qu'imposer cette opinion du RCA, en dépit de la Vraie Science.
Les Conférences des Parties : COP
A ces rapports épisodiques, s'ajoutent Les Conférences des Parties (C P) annuelles ou Conférences Of parties (COP) qui sont censées actualiser l'information sur le climat pour l'écriture des rapports du GIEC.
Elles sont à même de réunir l'ensemble des pays et faire l'état des lieux des engagements des pays pour baisser les émissions.
Dans son opus magistral
Les Vérités sur les C O P - Trente ans d'Illusions Ed. l'Artilleur (2025),
Samuel Furfari, Docteur en sciences appliquées, expert en géopolitique de l'Energie, ancien de la Direction Générale de l'Energie à la Commission Européenne, conte par le menu le pourquoi et le comment de ces grandes messes internationales au fort retentissement médiatique, « qui ne servent finalement qu’à entretenir l’illusion d’une action collective ».
En effet écrit-il "Depuis le sommet de Rio en 1992, les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 65%".
A part en Europe, cette trajectoire haussière n'est pas près de s'infléchir eu égard l'utilisation croissantes dans le monde des énergies fossiles, peu chères et efficaces.
Depuis 1990, parmi les 30 COP, certaines ont marqué les esprits pour l'engagement mondialement coalisé en faveur de la baisse des émissions. Et pourtant plus le temps passe, plus l'échec de cette initiative onusienne se confirme.
- La COP 3 en 1997 se tient au Japon où l'on signe le Protocole de Kyoto intimant, néanmoins sans contrainte, les pays industrialisés de baisser leurs émissions..
- La COP 12 à Nairobi au Kenya, en 2006, confirme que les émissions mondiales n'ont pas baissé mais augmenté d'un tiers et on martèle que les experts sont sûrs à 90% que le réchauffement observé est à attribuer aux activités humaines.
- La COP 21 à Paris pour sauver le monde
Cette conférence en 2015 doit son succès planétaire à la signature de l'Accord de Paris. Le constat d'échec que la baisse mondiale des émissions n’est pas suivie mais qu'au contraire leur croissance n'a jamais été aussi forte, oblige les organisateurs à frapper un grand coup.
L'accord est un traité international qui a l'ambition de faire baisser les émissions de CO2 dans le monde pour respecter une limitation du R C présumé anthropique.
François Hollande, en perte de vitesse dans les sondages, profite de cette aubaine de sauver la planète pour solliciter Laurent Fabius, malgré la triste mémoire qu'il a laissée à cause du scandale du Sang Contaminé. Il sera assisté dans cette mission de lobbying mondial de faire du Climat une cause universelle, par l'inénarrable Ségolène Royal Ministre de l'Environnement.
Après deux années de négociations auprès de 195 pays, un texte 26 pages et 29 articles, est dévoilé par François Hollande après la signature. A ses côtés Laurent Fabius, déclare les larmes aux yeux, tel que le rapporte Samuel Furfari "Il y aura un avant et un après la COP 21".
Comme s'il venait d'ouvrir une ère nouvelle pour l'humanité !
En dehors de la COP 28 en 2023 à Dubaï (97000 participants) et de la COP 29 en 2024 à Bakou (70000), selon les chiffres officiels donnés par Samuel Furfari, la COP 21 (45000) peut s'honorer d'être la 3ème COP la plus fréquentée depuis la création !
Et avec du beau monde. Outre les 150 chefs de gouvernement, des personnalités comme Léonardo DiCaprio, Bill Gates, ont tenu à marquer l'évènement de leur présence.
Au grand dam de nombreux pays et surtout des ONG militantes (qui ont quitté la dernière COP avant la fin de la partie !), pas plus que l'Accord précédent de Kyoto, l'Accord de Paris n'oblige pas les pays de baisser leurs émissions.
En effet, les activistes mondiaux du Climat venus à Paris en renfort, sont restés sur leur faim. Eux qui, tel l'écrit Samuel Furfari, "rêvaient d'un grand tribunal climatique façon Nuremberg du CO2, où les mauvais élèves du climat seraient publiquement jugés, condamnés et, pourquoi pas, envoyés en stage de rééducation écologique dans une ferme Bio" ont été vraiment contrariés !
On ne peut en effet que constater l'échec de ces grandes messes pour faire baisser les émissions au niveau mondial puisque plus des 2/3 de l'humanité ne pensent qu'à profiter des énergies fossiles peu chères et fiables pour améliorer leur confort de vie.
Le grand tournant Réchauffiste, la politisation du GIEC
La manière dont il fonctionne pour produire de la science ne laisse aucun doute sur la partialité qu'impose l'unique hypothèse du RC, le CO2 produit par l'homme.
La présentation du RC par la comparaison fallacieuse à l'effet de serre - évoquant la montée de température voulue dans une serre horticole - est l'image fondamentale qui a permis à cette grande mystification de se répandre dans le monde entier. Alors que l'atmosphère n'est pas dans une enceinte fermée et que le réchauffement s'il en est, ne fonctionne pas ainsi.
Comment, pour étudier un phénomène aussi complexe que le climat, s'y résout-on par un a priori dont on cherche la démonstration par tous les moyens ?
N'est-ce pas l'inverse de la démarche scientifique (voir infra), à la fois dans le mode de recherche et dans les moyens mis à sa disposition ?
Nombre de scientifiques, y compris et surtout ceux qui ont participé à la production de la science climatique du GIEC comme reviewers, s'élèvent contre cette mascarade. (voir infra Les scientifiques climatosceptiques défroqués du GIEC).
Quand le GIEC disait la Vérité
Dans son premier rapport en 1990 comme dans d'autres (2011), le GIEC a reconnu l'innocence du carbone mais sous la pression politique de l'ONU, a dû se renier.
Et même annoncer, ce qui est un comble de malhonnêteté, qu'il existe un consensus mondial sur le RC liés aux émissions anthropiques de CO2 et autres GES.
La vérité scientifique a été soigneusement ignorée ou discréditée par la pensée unique
L'AR1 du GIEC en 1990, le rapport scientifique sur le climat (W G1), affirme:
- La saturation de l'effet de serre du CO2
- Impossibilité d'établir un lien causal entre le CO2 et le R C
Comme l'ONU à travers le CCNUCC, a déclaré auparavant que le RC est anthropique, le GIEC se doit de lui donner satisfaction.
Ainsi le rapport aux décideurs (RID) de l'AR1, sous la houlette de John Houghton, directeur de l'Office Météorologique du Royaume Uni, président du groupe de travail 1 (W G I) et convaincu de la cause anthropique, oublie de mentionner dans le R I D, ce qu'il a affirmé dans le rapport principal (W G I).
Cette vérité scientifique, dument escamotée à des fins idéologiques et politiques, est la critique rédhibitoire, éliminatoire, qui disqualifie la thèse initiale du GIEC et justifierait sa dissolution.
De plus les scientifiques du GIEC, chargés des travaux du groupe 1 pour l'attribution du R C, ont conclu dans leur rapport exécutif de 2011 que "étant donné la complexité des mécanismes du climat, un système chaotique non linéaire, la prévision à long terme des futurs états climatiques, n'est pas possible".
Cette vérité scientifique pour appréhender le RC, a été logiquement censurée comme auparavant et n'a pas été mentionnée dans le RID. Tous les écolo-réchauffistes de la planète qui prêchent l'apocalypse contre l'avis des scientifiques, n'auraient pas supporté cette vérité !
À propos d’une étude provenant du département de l'énergie US qui réfute l'alarmiste climatique, le GIEC l’a expressément reconnu dans son 5éme rapport (AR5) de 2014, chapitre 10, p.662...
https://www.climato-realistes.fr/le-gouvernement-des-etats-unis-refute-lalarmisme-climatique/
"Pour la plupart des secteurs économiques, l’impact du changement climatique sera faible par rapport à celui d’autres facteurs… Les changements démographiques, l’âge, les revenus, la technologie, les prix relatifs… et de nombreux autres aspects du développement socio-économique auront un impact sur l’offre et la demande de biens et services économiques qui sera important par rapport à l’impact du changement climatique".
Ce qui revient à confirmer, telle la déclaration du GIEC dans son premier rapport AR1 (1990) puis dans le rapport exécutif de 2011 que "étant donné la complexité des mécanismes du climat, un système chaotique non linéaire, la prévision à long terme des futurs états climatiques, n'est pas possible".
- Claude Duverney*, dans son magnifique ouvrage qui sera disponible en juin 2026
CO2, une Incrimination Politique Délibérée. Chronique d'une Science Dévoyée,
...crit que "cet oubli de mentionner ce que dit la Science sur la saturation du CO2, constitue le grand tournant à partir duquel la machinerie mondiale mise en place par l'ONU, via le GIEC et les COP, va se mettre en action".
L'Idéologie et la Politique ont vaincu la Science (voir infra).
L’Association des climato-réalistes publie la traduction (lien ci-dessous) par
Claude Duverney et JM Ravier d’un article très important The Frozen Climate Views of IPCC
https://www.climato-realistes.fr/climat-les-positions-figees-du-giec/
« Il s’agit sans aucun doute d’un texte essentiel qui illustre parfaitement le fonctionnement pervers du GIEC : picorage, résumés alarmistes trahissant les incertitudes des scientifiques, mise à l’écart des études critiques... » (Claude Duverney)
*Originaire des montagnes du Valais (Suisse), M. Duverney a étudié la philosophie à l’Université de Genève, où il a obtenu un doctorat. Il enseigne la philosophie et l’histoire des sciences au Collège Calvin de Genève. Il est l’auteur d’une thèse sur Kant et d’une introduction à son épistémologie, et a également publié des traductions de Karl Popper et Richard Dedekind.
- François Gervais, expert reviewer, pour l'AR5, en 2013, demande de réintégrer le graphique de la saturation du CO2. Il n'est pas entendu et quitte le GIEC, allant grossir la longue liste des défroqués (voir infra) de cette institution politico-scientiste.
Tout s'accélère avec Al Gore et Greta Thumberg
En 2006, Al Gore, ancien vice-président des Etats Unis (EU), fondateur et président du Climate Reality Project, reçoit le prix Nobel en 2007 pour son film et son livre Une Vérité qui dérange (An Inconvenient Truth).
Ce film et les efforts de promotion qui y sont alloués, contribuent à une accélération mondiale de la cause réchauffiste.
Le monde s'enflamme ! pour la cause anthropique et les politiques de gauche se doivent de prendre nombre des mesures fort couteuses pour freiner les émissions.
Fort opportunément pour le mouvement réchauffiste, une enfant de 15 ans, la suédoise Greta Thumberg, se révèle en 2017 par son engagement militant face à l'inaction du monde pour lutter contre le RCA. Relayées par tous les médias du monde, ses différentes prises de parole se nourrissent d'invectives à l'encontre des politiques.
La lenteur des prises de décisions salutaires, l'amène en 2018 à inviter les élèves à une grève scolaire le vendredi et à organiser des défilés pour le climat dans tous les pays du monde. Avec le temps, elle devient l'icône des écologistes, contamine les écoles, les universités et participe de la pénétration généralisée de la doctrine réchauffiste auprès des jeunes.
La théorie du RCA est facile à comprendre et dès la maternelle, on peut l'enseigner en expliquant tout ce qu'il faut faire pour sauver la planète : refuser de manger de la viande, de prendre la voiture, l'avion, d'avoir un enfant...respirer.
Pour les écologistes, l'homme étant au départ le problème, ne trouvera son salut que dans la décroissance, le reniement, l'expiation de son aspiration progressiste. Ce discours victimaire en rappelle d'autres instillés aux jeunesses soviétiques et hitlériennes, certes pour des causes beaucoup plus graves.
Cette icône de la lutte contre le RCA, qui a grandi - elle a 23 ans en 2025 - a-t-elle pris conscience du combat perdu auquel elle se livrait contre le RCA ?
En effet, laissant les réchauffistes pantois, elle rejoint l'activisme politique anti-nucléaire, anticapitaliste, anti-Israël. Certainement manipulée comme une marionnette, elle n’en séduit pas moins toute l'intelligentsia gauchiste mondiale
La sombre histoire scientiste de la crosse de hockey de Mann (hockey stick)
Même si le GIEC a, dès son premier rapport, occulté l'inefficacité du CO2, à cause de sa saturation, cette Vérité reste néanmoins comme un caillou très gênant dans sa botte. Il fallait impérativement reconstruire le passé climatique récent. Sa collusion avec le jeune scientifique réchauffiste Mickaël Mann & al., va aboutir à la reconstruction paléoclimatique du climat au profit de l'hypothèse anthropique.
Ainsi va naître cette fameuse crosse de hockey dont le manche atteste que le maximum médiéval, le plus gênant, et le minimum du Petit Age Glaciaire (PAG), n'ont jamais existé afin que le maximum actuel ne ressortît que de l'homme et de son CO2. Elle va constituer, du moins à ses débuts, la grande revanche des réchauffistes.
Outre de faire disparaitre les oscillations notoires de température depuis l'an 1000, la crosse associe celle du CO2 atmosphérique, jugé stable au cours de cette période, puis qui s'emballe à partir de 1850 avec les émissions anthropiques.
Des scientifiques suspicieux de la validité de cette reconstruction thermique du passé, démontrent qu'il s'agit d'une énorme fraude scientifique et prouvent à quel point le GIEC a cru devoir se compromettre en publiant la crosse pour valider son hypothèse du RC anthropique. Et démontrer ainsi qu'un tel réchauffement ne s'est pas produit sur la terre depuis l'avant dernier interglaciaire (- 130 000 BP - 115 000 BP) sinon depuis l'avènement de notre espèce Neandertal/Homo Sapiens, il y a 300 000 ans au cours l'interglaciaire précédent !
L'épistémologue, Claude Duverney, déjà cité pour son œuvre monumentale, relate dans un épais chapitre, ce triste épisode propre à éroder la réputation de la science. Les faits sont tels qu'ils pourraient sortir de l'imagination fertile d'un romancier de talent.
Le petit chef d'œuvre de la crosse de hockey
L'analyse de la crosse de hockey portera d'abord sur la température puis sur le CO2.
En 1999, Mickaël Mann, Richard Bradley et Malcom Hughes, publient dans la revue Geophysical Research Letters (GRL), une étude reconstituant la température de l'hémisphère Nord depuis l'an 1000 à partir de l'analyse de la croissance des cernes des arbres (dendroclimatologie).
Une méthode d'ailleurs fort critiquable par le fait que les cernes ne rendent compte que de la période végétative. Ils concluent néanmoins qu'il faut faire table rase des connaissances antérieures et convenir que depuis plus d'un millénaire la température de la terre est stable pour se relever subitement avec l'ère industrielle et la combustion des énergies fossiles. Le GIEC tient la preuve majeure pour satisfaire son hypothèse.
En 2001, l'AR3 publie à six reprises, le chef d'oeuvre de Mann & al, la fameuse courbe en crosse de hockey dont le manche montre que la température est stable depuis l'an 1000, qu'elle augmente subitement avec l'avènement de l'industrialisation et donc avec la croissance atmosphérique du CO2. L'historicité climatique du dernier millénaire est donc fausse ; l'homme est bien le responsable du RCA.
Le rapport aux décideurs (RID) de l'AR3 affirme sans vergogne « qu'il est probable que les années 1990 ont été la décennie la plus chaude et 1998 l'année la plus chaude du millénaire ».
Cette déclaration dont Al Gore s'empare dans son film et son livre, subit un écho médiatique mondial

La réfutation de la crosse de hockey
Plusieurs études fondées sur des données robustes de forage (proxies (1)) dont celles de Huang & al en 1997, de l'Université du Michigan, publiées dans le Geophysical Research Letters (GRL), portant sur les 5 continents, se référant à 6000 données sur 20000 ans, confirment l'existence d'un Optimum Médiéval mondial attestant que les températures ont été supérieures à celles d'aujourd'hui.
"Il nous faut nous débarrasser de la période chaude du Moyen Age".
C'est la demande extravagante que transmet en 1995, Jonathan Overbeck, un "éminent" climatologue du GIEC, futur coordinateur du 4ème rapport de 2007, à David Deming, un chercheur de l'Université de l'Oklahoma spécialiste des forages de reconstitution de températures passées, siégeant au Sénat pour l'Environnement.
Ce qui démontre que l'optimum moyenâgeux gêne énormément le GIEC dans son idéologie. Aussi va-t-il recruter un jeune chercheur (34 ans) Michaël Mann pour faire le sale boulot de fraude scientifique.
La dénonciation du scandale de la crosse, connait en 2003 un rebondissement spectaculaire lorsque deux Canadiens, Stefen McIntyre et Riss McKitrick, se voient refuser par la revue scientifique Nature, une analyse critique en utilisant une procédure de contrôle dite de Monte Carlo pour être certain que les données ne comportent pas d'oublis ou de biais de forçages particuliers. C'est une technique de modélisation qui permet de voir tous les résultats possibles selon l'hypothèse posée.
En 2005, la revue GRL qui a déjà dénoncé la fraude scientifique, accepte de les publier. On y trouve la preuve que les auteurs ont omis des données de basses températures pour faire croitre plus facilement la courbe des températures de la crosse à partir du XIXème.
Ce qui va déclencher l'ire de Mike Mann.
En effet, la presse mondiale s'empare de cette imposture scientifique, qui oblige le GIEC à retirer la courbe de l'AR4 (2007), de l'AR5 (2014) et de l'AR6 (2021), année qui la verra revenir timidement dans le RID, accolée à d'autres (en plat de spaghettis ! ).
Cette aventure scientiste, rocambolesque, va connaître un couronnement littéraire avec l'ouvrage de A.W. Monfort The Hockey Stick Illusion Ed Anglosphère (non traduit en français et jamais évoqué à l'époque dans nos médias).
Une preuve qui démontre, s'il en est encore besoin, que même des scientifiques réputés n'hésitent pas (ici pour le compte du GIEC) de travestir la Science à des fins Idéologiques et Politiques.
Il n'empêche que la biographie de Mickaël Mann sur la toile déborde d'éloges...et de l'oubli de révéler le scandale de la crosse. On a peine à croire qu'elle ne fut pas écrite par sa propre équipe ; lui attribuant même et c'est un comble, une part non négligeable dans l'attribution en 2007, du prix Nobel de la Paix à Al Gore et au GIEC.
(1) Un proxy est un indicateur biologique (cernes des arbres, coraux...), historique (Leroy-Ladurie), géochimique (CO2, isotopes de l'eau...), sédimentaire...témoin d'un climat passé. Les carottages de la station russe de Vostok témoignent du paléoclimat depuis 400000 ans. Les variations isotopiques de l'eau, avec H pour l'eau normale et avec 2 H, le deutérium (D) (un proton et un neutron) pour l'eau lourde, signent la température ancienne. L'augmentation de la température des océans favorise l'évaporation de l'eau lourde par rapport à l'eau normale, qui se condense en nuages. Lors des périodes froides le processus s'inverse.
Le Climategate
Un autre épisode relié à la publication de la crosse et non moins glorieux pour la science - à l'instar des Monsanto papers dévoilant que la firme est parfaitement au courant des dangers du Glyphosate - fait état en 2009 d'un piratage des serveurs de l'Université de Recherche Climatique, Climatic Research Unit (CRU) (1) de l'Université d'East Anglia, la Mecque du réchauffisme.
Plusieurs milliers de fichiers contenant des données et 1073 courriels, échangés entre 1996 et 2009 avec les auteurs de la courbe, sont piratés et mis en libre accès. On apprend que ces échanges internes visaient à éteindre le feu allumé par les canadiens. Le responsable de cette fuite serait un membre du CRU, insatisfait des méthodes scientifiques peu déontologiques des dirigeants.
Cet épisode peu glorieux à la veille de la COP15 à Copenhague, provoque une indignation de la communauté scientifique mondiale. Ce qui sera appelé d'un néologisme, le Climategate.
Devant ce scandale, les membres du GIEC, non content de ne pas faire leur autocritique, ont émis des doutes sur la conception largement admise des variations naturelles de température de la terre depuis le dernier millénaire, telles le maximum romain, le maximum médiéval et le Petit Age Glaciaire (P A G), largement documentées.
Et tout cela en toute impunité apparente, ni mot de protestation de la communauté climatologique.
Cette courbe réintroduite dans les rapports à partir de l'AR6, devrait être déballée dans les cours de statistiques pour montrer aux élèves comment on peut trafiquer des données pour obtenir les résultats souhaités, ce qui est l'apanage d'une corruption majeure de la science : le scientisme.
(1) Le CRU serait financé par des organisations environnementales réchauffistes
La courbe en crosse du CO2
Pour le GIEC, la partie n'est pas perdue, il reste la courbe en crosse du CO2 qui s'emballe au XIXème avec celle de la température en lien avec le progrès de la science appliquée.
S'ouvre un nouveau chapitre du roman de la crosse !
A partir d'une hypothèse formulée par le physicien suédois, Svante August Arrhenius (1859 - 1927), Guy Stewart Callendar (1898 -1964), ingénieur anglais spécialiste de la vapeur d'eau, relance l'idée que le CO2 produit par l'homme participe du RC. En sélectionnant soigneusement les données, Callendar montre que depuis 1850, le CO2 passe de 290 ppm (parties par million) à 325 ppm en 1956.
Mais Fonseluis &al, prouve que les données brutes du CO2 pendant cette période, oscillent entre 250 ppm et 550 ppm et que Callendar, concernant le XIXème, en a volontairement écartées "celles qui ruinaient l'idée de la hausse du CO2 anthropique de l'atmosphère".
E G Beck, en compilant 138 études, a obtenu une courbe présentant 3 pics variables de CO2 :
- 450 ppm après 1820,
- 370 ppm avant 1860
- 415 ppm vers 1945
https://forums.infoclimat.fr/f/topic/29626-lanalyse-du-co2 atmosph%C3%A9rique/
Des concentrations proches voire supérieures de la moyenne actuelle déclarée : 420 ppm
Ce flagrant délit de fraude scientifique de Callendar, dévastatrice pour la cause anthropique, n'empêche pas le GIEC de se référer toujours à sa publication !
D'après Jaworowski, cité par C Duverney,
« cette sélection est peut-être le plus grand scandale scientifique de notre époque ».
Le GIEC ne désarme pas pour autant.
Si la crosse des températures de Mann & al, se fait oublier dans les rapports jusqu'à l'AR6 en 2023, la courbe du CO2 qui lui est attachée, persiste afin de rappeler au bon peuple que c'est bien la croissance atmosphérique du CO2 dont sont responsables les émissions anthropiques, qui provoque le RCA. Tout en réfutant les causes véritables dont en particulier le dégazage de CO2 des océans tropicaux provoqué par l'augmentation naturelle de la température.
Les réactions et les enquêtes relatives au Climategate
Les scientifiques du climat affidés au GIEC, a priori "les plus influents du monde", ont agi de concert avec Mann & al pour publier les courbes (fallacieuses) en crosse de température et de CO2.
Qui plus est, ils ont défendu l'équipe des crosses face à l'accusation qui leur est portée.
Ces graves manquements déontologiques embrasent la presse anglo-saxonne, mais la grande majorité des centres de recherche sur le climat ou des médias, surtout en France, restent discrets ou bien minimisent en évoquant une fausse affaire fomentée par des climato-sceptiques, à même de vouloir s'opposer à la lutte contre le RC ! On évoque le complot.
Le Monde dénonce les services secrets.
Libération titre « l'enquête qui fait pschitt ».
Ils affirment de façon péremptoire et à l'unanimité, que cette agitation pernicieuse, ne remet pas en cause la validité des travaux de ces « grands » scientifiques du climat.
Et pourtant aucun scientifique sérieux au monde ne peut accorder le moindre crédit aux publications de Mann & al.
- L'Institut de Physique britannique très critique sur cette affaire, relève un manquement d'éthique, des doutes sur la reconstruction du passé, une intolérance envers la controverse, de possibles manipulations, opacité, refus de livrer des données...afin que la supercherie scientifique ne soit dévoilée.
- Paul Deheuvels, statisticien (expert des modèles climatiques), membre de l'Académie des Sciences, Pr émérite à la Sorbonne évoque dans l'article suivant Evolution du Climat-Vérités Indésirables
https://www.climato-realistes.fr/evolution-du-climat-verites-indesirables/
...que le rapport Wegman de l'Académie américaine des Sciences confirme en 2006 que les auteurs de ces travaux pour nier le passé climatique de la planète, ont procédé à des manipulations des données. "La courbe est non seulement fausse mais frauduleuse".
Cette triste vérité a été confirmée par décision de justice, lors d'un procès célèbre opposant Mickaël Mann, au climatologue Tim Ball, devant la cour suprême de Colombie Britannique.
Mann est condamné sans appel possible, pour fraude scientifique ; incapable qu'il fut de fournir les données de température ayant servi à élaborer sa fameuse courbe !
Tim Ball a présenté une nouvelle reconstruction du passé climatique (voir ci-dessus) relatif à la température du dernier millénaire conforme à toutes celles déjà publiées.
Malgré cette condamnation, le GIEC continue de faire figurer dans ses rapports la courbe frauduleuse aplatie.
- Mike Hume, ancien directeur fondateur du Centre de recherche Tyndall au Royaume Uni, professeur de climatologie à l'Université East Anglia, considère que la climatologie est trop partisane et insuffisamment scientifique. Il ose évoquer, à l'instar de Drieu Godefridi (voir infra) la fin du GIEC, sa politisation favorisant "les dérives autoritaires au sein de la science ".
- Donna Laframboise, journaliste d'investigation canadienne, suite au scandale du Climategate a enquêté pendant deux ans sur le fonctionnement du GIEC. A travers deux ouvrages, non traduit en français, un succès de librairie au Canada, elle témoigne de la corruption scientifique pour incriminer le CO2. Et particulièrement comment sont recrutés les scientifiques Réchauffistes au détriment des climato-sceptiques afin de satisfaire à l'hypothèse du RCA. Ces derniers appelés comme reviewers des rapports, sont appelés à se taire ou à se démettre (voir infra les Défroqués du GIEC).
Elle se demande, citée par C Duverney, « comment le grand public réagira en découvrant que nombre de scientifiques du GIEC sont en réalité des militants. Ce sont des porte-voix serviles de la pensée dominante et les laquais du pouvoir en place »… « Les auteurs du GIEC ne sont soumis à aucune obligation d'accorder de l'attention aux commentaires des experts reviewers ». Ces derniers ont invités à se taire ou à se démettre.
Ce qui a provoqué un grand nombre de démissions : les défroqués du GIEC (voir infra) dont il est très difficile sauf exception, de connaître les noms lorsque ces scientifiques sont encore en activité.
- Richard Lindzen, climatologue réputé et reconnu pour sa probité scientifique, quitte le GIEC en 2019 et déclare " que des corrections soient nécessaires pour introduire des données, mais quand elles vont toujours dans le même sens pour justifier l'hypothèse..."
La France, Bonne élève Onusienne
Depuis Robert Poujade (1972) d'éminents politiciens de droite ou de gauche, se sont succédé au Ministère chargé de l'Environnement.
On évoquera ceux qui ont marqué de leurs convictions autant que de leur engagement pour protéger la Nature, puis tout autant pour lutter contre les émissions et imposer les EnR.
Michel d'Ornano (77/78) ; Michel Crépeau (81) ; Alain Carignon (86/88) ; Brice Lalonde (88/92) ; Ségolène Royal (92/93) ; Michel Barnier (93/95) ; Corinne Lepage (95) ; Roselyne Bachelot (2002/2004) ; Alain Juppé (07) ; JL Borloo (07/10) ; François Fillon (12) ; Ségolène Royal (14 puis 16/17) ; Nicolas Hulot (17/18) ; Amélie de Montchalin (22) ; Agnès Pannier-Runacher (24/25);
Agnès Pannier-Runacher inaugure la nouvelle dénomination de son Ministère... de la Transition l'Ecologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer.
Elle a marqué les esprits par son engagement radical pour solliciter la dépense publique afin de faire baisser les émissions et investir dans les EnR ; afin que la France soit la Bonne élève onusienne.
Auteur majeur de l'Accord de Paris en 2015, notre pays se devait de montrer l'exemple à ses congénères européens, si ce n'est au monde !
Ce Ministère dédié est historiquement aidé dans sa noble tache par certains organismes publics ou privés.
Ce paragraphe s'inspire largement de l'ouvrage de Guy Barbey, Les Dissidents du Climat Ed.Bookelis 2025
1/La Mission Interministérielle de l'Effet de Serre (MIES), créée en 1992, est absorbée en 2008 conjointement par
- la Direction Générale de l'Energie et du Climat
- la Direction des Affaires Européennes et internationales
Toutes deux appartenant au Ministère suscité
2/L'Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique, créé en 2001 (ONERC), en lien étroit avec le GIEC, doit enquêter sur les faits liés au RCA et préconiser des solutions.
Ces entités sont aussi habilitées à lutter contre la désinformation diffusée de plus en plus par la peste noire climatosceptique.
3/Le Haut Conseil pour le Climat (HCC) est créé par E Macron en 2018, comme si ce qui précède ne suffisait pas pour atteindre le Graal : la Neutralité Carbone en 2050.
Le rapport de juin 2025 rappelle que "les nouvelles ne sont pas bonnes. La baisse des émissions est trop faible". Un long article du Figaro de juin 2025 est intitulé "Le Haut Conseil pour le Climat appelle à un sursaut collectif".
De nombreux scientifiques français réchauffistes œuvrent de conserve avec ces organismes étatiques ou bien à titre privé.
Les trois premiers sont de fidèles contributeurs du GIEC démontrant en quoi notre pays est un des piliers prépondérant de cet organisme politico-scientiste
- Mme Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche au Centre d'Etude Atomique (CEA), coprésidente du WG1 du GIEC de 2015 à 2023, membre du HCC, s'est fait remarquer par une conférence alarmiste, Imaginons 2050, donnée en 2024 à Grenoble devant des étudiants atterrés. Ne comptez pas sur eux pour un rajeunissement démographique !
- Jean Jouzel fut aussi coprésident du WG1 du GIEC de 2000 à 2015
- Robert Vautard qui a pris la succession de ce dernier depuis 2023
- JM Jancovici, polytechnicien, officie en privé à travers une association à but non lucratif le Shift Project comprenant des dizaines de milliers de bénévoles convaincus depuis l'école du drame réchauffiste.
Cette façade humanitaire désintéressée cache un business très lucratif à travers la société Carbone4 dont il est cofondateur. Avec un effectif de 170 personnes, cette entité propose aux entreprises via le Système d'Echange Quotas d'Emission (SEQE) (voir infra) de baisser leurs émissions.
- Cédric Ringenbach, ex-directeur du Shift-Project est un vulgarisateur du projet onusien pour décarboner l'économie et sauver la planète. Il a créé un outil pédagogique La Fresque du Climat qui regrouperait en 2025, 2 M (million) de participants, 93000 animateurs dans 45 langues pour divulguer la bonne parole du dogme universel de la responsabilité du CO2 anthropique dans le RC en cours...comme celle de la dénatalité et de la désindustrialisation de la France.
La France est récompensée de ses efforts, si ce n'est de ses dépenses colossales, plus de 100 Mds (milliards)/an (dont 40 venant de l'UE), pour faire baisser ses émissions.
Ce financement répond à un millefeuille européen et français absolument vertigineux, par des contributions publiques, privées ou les deux à la fois.
Nous tenterons dans un prochain épisode, de circonscrire cette colossale effusion financière - non citée, ni remise en cause dans le budget 2026 en cours - au profit d'une Cause Inventée.
Si après l'Allemagne, la France et l'Italie caracolent en tête des pays européens producteurs de CO2 eu égard leur population tout autant que leur industrialisation, la France, bonne élève, a réduit ses émissions depuis...
https://www.touteleurope.eu/environnement/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-dans-l-union-europeenne/
... l'Accord de Paris, passées de 1% des émissions mondiales à 0,75%.
La France bonne élève, se désindustrialisant, se décarbone en même temps, à marche forcée.
La contrepartie de cette lutte inique contre le CO2, trouve sa justification dans cette affligeante formule
"les bons élèves du Climat sont les cancres de la Productivité et donc de l'Economie".
Prochain Episode IV Les Climato-Sceptiques
Œnologue-Consultant, critique indépendant, bloggeur
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